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 2e Conference de

le Secretariat Règional de

 Europe du Sud / Mèditerranèe de l'OVPM

 

 

 

PROCÈS-VERBAL DE LA DEUXIÈME CONFÉRENCE RÉGIONALE DU SECRÉTARIAT REGIONAL DES VILLES DE L'EUROPE DU SUD / MÉDITERRANÉE DE L’OVPM

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PROCÈS-VERBAL DE LA DEUXIÈME CONFÉRENCE RÉGIONALE DU SECRÉTARIAT REGIONAL DES VILLES DE L'EUROPE DU SUD / MÉDITERRANÉE DE L’OVPM

 

 

Relevé des présents

 

Mme Rosa Aguilar Rivero, Maire de Cordoue (Espagne)

M. Marcelino Ferrero Márquez, conseiller municipal, Mairie de Cordoue (Espagne)

M. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur régional de l'Europe du Sud / Méditerranée de l'OVPM, Mairie de Cordoue (Espagne)

M. Francisco Muñoz Carreras, Responsable du RIO, Mairie de Cordoue (Espagne)

M. Manuel Peinado Lorca, Maire d'Alcalá de Henares (Madrid, Espagne)

M. Francisco Calles, conseiller municipal, Mairie d'Alcalá de Henares (Madrid, Espagne)

Mme Magdalena Merlos, technicienne, Mairie d'Aranjuez. (Madrid, Espagne)

M. Francisco José Domínguez Naranjo, architecte, Mairie d'Aranjuez. (Madrid, Espagne)

Mme Sonsoles Guillén Ruiz Ayúcar, secrétaire du Groupe des villes patrimoine de l’Humanité d'Espagne, (Ávila, Espagne)

M. Jean-Michel Boulegue, conseiller municipal, Mairie de Carcassonne (France)

Architecte M. Miguel Lima, conseiller municipal de la Mairie d'Évora (Portugal)

M. José Emilio Guerreiro, technicien, Mairie d'Évora (Portugal)

M. Rafael Pedrajas, gérant Fundación Albaicín, Mairie de Grenade (Espagne)

M. Carlos Más, technicien Fundación Albaicín, Mairie de Granada (Espagne)

M. Antonio Malgahaes da Silva, Maire de Guimarães (Portugal)

Mme Carla Passos, technicienne, Mairie de Guimarães (Portugal)

M. Patrice Beghain, adjoint au Maire de Lyon (France)

M. Bruno Delas, Responsable du site historique de Lyon, Mairie de Lyon (France)

M. Nicola Oddati, conseiller au tourisme, Mairie de Naples (Italie)

M. Salvatore di Maggio, technicien, Mairie de Naples (Italie)

M. Denis Ricard, Secrétaire général de l'OVPM, Québec (Canada)

Architecte M. Juan Manuel Martínez, Directeur des programmes de l'OVPM, Québec (Canada)

Mme Lee Mianidis, adjoint au Maire de Rhodes (Grèce)

Mme Belén Peña, technicienne, Mairie de Ségovie (Espagne)

M. Luis Sánchez Contador, conseiller municipal, Mairie de Tolède (Espagne)


 

 

SOMMAIRE

 

 1.      Salutation du Maire de Cordoue

 2.      Intervention de D. Luis Sánchez Contador, Conseiller Municipal de Tolède, représentant de D. José Manuel Molina, Maire de Tolède et Président de la OVPM.

 3.      Intervention du Secrétaire Général de la OVPM, Denis Ricard

 4.      Intervention de Madame Rosa Aguilar Rivero, Maire de Cordoue

 5.      Pause café

 6.      Conférence de presse

 7.      Intervention de D. Rafael Pérez de la Concha Camacho, Coordinateur Régional de l’Europe du Sud et de la Mediterrannée de la OVPM

 8.      Intervention de Marcelino Ferrero Márquez, Conseiller au Tourisme et au Patrimoine de l’humanité de la Mairie de Cordoue

 9.      Intervention de Mr. Patrice Beghain, adjoint au Maire de Lyon

10.  Intervention du représentant de Naples (Italie), Conseiller au tourisme, Nicola Odati

 11.  13 h 00 : fin de la Séance de Travail

 12.  Intervention de D. Miguel Lima,  Conseiller d’ Évora (Portugal)

 13.  Intervention de Melle Lee Minaidis, adjointe à la Mairie de Rodas (Grèce)

 14.  Présention du VIIème Symposion de la OVPM, à Rodas, par Melle Lee Minaidis

 15.  Intervention de Jean Michael Booulegue, Conseiller de Carcassonne

 16.  Intervention d’Antonio Malgahaes da Silva, Présidente de la Chambre de Guimaraes (Portugal)

 17.  Intervention de D. Marcelino Ferrero, Conseiller au Tourisme et au Patrimoine de l’Humanité de la Mairie de Cordoue

 18.  Intervention de D. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur Régional de l’Europe du Sud et de la Mediterrannée de la OVPM

 19.  Intervention du Directeur de l’Entreprise Punto Reklamo, D. Manuel Maestre

 20.  Intervention de D. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur Régional de l’Europe du Sud et de la Mediterrannée de la OVPM pour expliquer le sujet en relation avec le livre “Catalogue de la Région”

 21.  Intervention de D. Juan Manuel Martínez, Coordinateur des logiciels de la OVPM, pour présenter le Projet Fleuve

 22.  Intervention de D. Denis Ricard, Secrétaire Général de la OVPM

 23.  Intervention du Représentant de Tolède, D. Luis Sánchez Contador, Conseiller Municipal

 24.  Intervention du Représentant de Naples, Conseiller, D. Incola Odati

 25.  Intervention du Représentant de la Secrétaire Régionale, D. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur Régional de l’Europe du Sud et de la Mediterrannée de la OVPM

 26.  Intervention du Représentant de Tolède, D. Luis Sánchez Contador, Conseiller Municipal

 27.  Intervention de D. Denis Ricard, Secrétaire Général de la OVPM

 28.  Intervention de D. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur Régional de l’Europe du Sud et de la Mediterrannée de la OVPM

 29.  (Résumé des Conclusions)

 30.  Intervention de D. Denis Ricard, Secrétaire Général de la OVPM

 


 

1. Salutation de Mme le Maire de Cordoue

 

Bonjour à tous et bienvenus à Cordoue. Nous allons commencer avec le développement du procès-verbal. Tout d’abord, je vais donner la parole à l'adjoint au Maire et conseiller municipal à la culture de Tolède, M. Luis Sánchez Contador, qui interviendra au nom de M. José Manuel Molina, Président de l’OVPM et Maire de Tolède.

 

 

2. Intervention de M. Luis Sánchez Contador, adjoint au Maire de Tolède, représentant de M. José Manuel Molina, Maire de Tolède et Président de l’OVPM

 

Bonjour Mme le Maire de Cordoue, M. le Secrétaire général et les membres de l'OVPM. Au nom du Maire de Tolède et Président de l’OVPM, M. José Manuel Molina García, je vous souhaite sincèrement et cordialement la bienvenue en Espagne et à Cordoue à l’occasion de la célébration de cette 2e Conférence Régionale des Villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, durant laquelle se débattront les aspects relatifs à la conservation, à la réhabilitation et aux ressources financières, touristiques et culturelles de nos villes.

 

Je souhaite excuser l’absence de notre Président à cette conférence mais comme vous le savez, l'Espagne est en pleine campagne électorale qui finira le 25 mai prochain avec le renouvellement des Assemblées locales. En plus de sa qualité de Maire, M. Molina est aussi rattaché à celle de Président régional du Parti Populaire et, donc, dans ce moment il est immergé dans les préparatifs de ce rendez-vous électoral.

 

Mardi dernier, il achevait la célébration du Conseil d’administration de l’OVPM à Tolède. Notre Secrétaire général nous donnera de plus amples informations à propos de cette réunion tout au long de cette conférence. Au sujet de cette rencontre, je souhaiterai mettre en avant l'adoption de quelques accords.

 

Le premier d’entre eux a trait à la création d’un nouveau Secrétariat régional, le sixième, dans la ville russe de Kazan pour le territoire eurasiatique et la Chine. Cette décision nous satisfait pleinement. Grâce à elle, le réseau des organismes régionaux de notre organisation se complète et cela contribue au regroupement plus proche des villes déjà intégrées au sein de l’OVPM, rendant propice la communication entre elles et améliorant l’échange d’expériences et de projets.

 

Comme vous le savez, la ville de Tolède a proposé il y a quelques années la création d’un Secrétariat régional dans la ville de Cordoue, défendant ce projet de décentralisation qui aujourd’hui est achevé. Durant cette réunion de Cordoue, nous pourrons vérifier directement l’effectivité et le bon fonctionnement de ces nouveaux secrétariats. Je crois sincèrement qu’avec la création de ce nouveau secrétariat, celui de Kazan, notre organisation se fortifie.

 

En plus de la création de ce Secrétariat, nous avons fait une démarche supplémentaire pour introduire des politiques de solidarité de part de notre organisme. Quand en 2001 la ville de Tolède a présenté sa candidature pour présider l’OVPM, elle l’a fait en arborant le drapeau de la solidarité et en proposant que cette valeur, qui s’est convertie en une des valeurs sociales les plus importantes de nos jours, ait un développement important dans le cadre du patrimoine. Avec cette proposition nous donnions un plus grand sens aux principes constitutifs de notre organisation, lorsque s’établie comme objectif fondamental celui d’avantager la coopération et l’échange d’information et de connaissance entre toutes les villes historiques du monde en étroite collaboration avec les organismes internationaux.

 

Dans la prochaine Assemblée générale de Rhodes, le feu vert devra être donné au programme de solidarité du patrimoine, city2city, à partir duquel nous mettrons à la disposition des villes patrimoniales qui disposent de moins de ressources économiques, des aides techniques en information ponctuelle pour le développement de ces actions qui contribuent à améliorer la conservation de leurs monuments. Pour faire face à ce programme, nous disposons de nos propres ressources économiques ainsi que de celles apportées par le World Monument Fund et la Fondation Getty.

 

Mercredi dernier, lorsque notre Président nous a informés, à partir des moyens de communication, de ces accords adoptés par le Conseil d’administration, un journaliste à Tolède l’a questionné au sujet des aides possibles que la ville de Tolède pourrait obtenir de ces fonds. Il lui a immédiatement répondu qu’elle n’obtiendrait même pas un dollar parce que, malgré les nombreux problèmes que nous pourrions avoir dans notre capitale pour conserver tout type de bien du patrimoine, nous aurions toujours beaucoup plus de ressources économiques que d’autres villes en voies de développement.

 

Ceci doit être notre objectif. Ceux qui pensent qu’arborer des postes de représentation dans cette organisation est évident pour obtenir des bénéfices matériels dans leurs propres villes se trompent. Et cela provoquerait un tort important à notre groupe. J’espère que ce programme de solidarité parviendra à obtenir le feu vert et que lorsque nous célèbrerons la prochaine conférence régionale nous pourrons connaître alors ses résultats.

 

Je souhaite remercier spécialement Rosa Aguilar, Maire de Cordoue, de nous accueillir dans sa ville durant ces jours printaniers (aujourd’hui le printemps nous a un peu laissé tombé mais cela ne gâche en rien la beauté de la ville), si beaux dans les villes andalouses, mais qu'ici ont dû cependant se mettre en deuil.

 

Un des principes fondamentaux de notre organisation est celui d’adopter tous les moyens nécessaires pour que les villes du patrimoine mondial ne soient plus considérées comme des objectifs militaires dans un acte de belligérance.

 

Nous sommes immergés dans un conflit de guerre en Irak, dans lequel de nombreuses personnes souffrent de la violence et de la destruction. Je crois que j’exprime le sentiment de toutes les personnes ici présentes depuis l’OVPM en vous disant que cette guerre doit se terminer au plus vite et nous exprimons nos sentiments de solidarité aux familles de toutes les victimes du conflit parmi lesquelles se trouve une personne aimée et très proche de cette ville de Cordoue.

 

À ce sujet, je voudrais rappeler le point final de la déclaration que nous avons approuvé à Puebla en octobre 2001 durant laquelle s’est recueillie la volonté de l’Assemblée générale de l’OVPM que tous les villages du monde règlent leurs haines et leurs rancœurs et essaient par tous les moyens de remédier leurs différences en faisant appel au dialogue et à l’harmonie. Aujourd’hui nous devons nous réaffirmer dans cette proclamation.

 

Je profite de cette intervention pour vous inviter depuis la Présidence à participer à notre prochain Symposium International et Assemblée générale siège à Rhodes, de laquelle Mme Lee Minaidis, adjoint au Maire, vous informera au cours de cette conférence.

 

Je souhaite un grand succès à cette ville grecque qui est en train de faire de son mieux pour préparer cette rencontre au sein de laquelle la jeunesse aura un rôle spécial.

 

Avant de terminer cette intervention, permettez-moi de dire quelques mots à l’attention de tous les maires et conseillers espagnols qui nous sommes réunis ici. Pour les élections du 25 mai, un nombre important de nos villes seront représentées par d’autres maires dans l’OVPM. Je vous remercie tous pour le soutient et pour la collaboration que la ville de Tolède a pu trouver, que cela soit pour accéder à la Présidence de l’organisation que pour la réalisation de nombreuses rencontres et réunions siéges en Espagne depuis octobre 2001.

 

Pour ceux qui se présentent à la réélection, je vous souhaite bonne chance. À ceux qui finissent leur mandat, je leur rappelle qu’ils laissent dans l’OVPM un bon nombre d’amis avec lesquels sera agréable de se réunir dans le futur. Je vous remercie personnellement de l’amitié que vous m’avez témoignée durant ces années.

 

Chers amis, merci beaucoup pour votre attention et Rosa, chère maire, je souhaite que cette journée apporte le plus de profit possible à la ville de Cordoue, à son Secrétariat régional et à tous ceux qui ne sont pas ici. Merci beaucoup.

 

Rosa Aguilar :

 

Merci beaucoup pour ton intervention, Luis. A présent nous allons donner la parole au Secrétaire général de l’OVPM, M. Denis Ricard.

 

3. Intervention du Secrétaire général de l’OVPM, Denis Ricard

 

Merci beaucoup Mme le Maire.

 

La rencontre d’aujourd’hui représente pour l’Organisation des villes du patrimoine mondial un jour mémorable. L’OVPM qui a été créée il y a à peine neuf ans s’est étendue rapidement à travers le monde et réunie aujourd’hui 188 villes.

 

Cette organisation, que nous appelons communément OVPM, constitue un réseau unique de villes exclusives dont la valeur du patrimoine a été reconnue par l’UNESCO. Plus que l’honneur que représente pour une ville le fait d’être reconnue comme faisant partie du patrimoine mondial, il y a aussi les grands défis qui s’imposent autant pour les populations de ces mêmes villes que pour leurs dirigeants.

 

Ce que l’histoire nous a laissé, nous devons le garder, le protéger et le transmettre de la façon la plus complète possible aux générations à venir.

 

C’est au cours des siècles et des millénaires passés que nos villes patrimoniales ont été peu à peu constituées et nous avons le devoir moral de conserver ces richesses. Comment présenterions-nous devant les yeux de l’histoire si nos générations contemporaines étaient le maillon faible parmi la beauté que le passé a réalisé, et par son manque de transmission à nos successeurs à cause de notre négligence ?

 

Ce défi, les maires des villes du patrimoine mondial l’ont surpassé. Et c’est pour cette raison que l’OVPM a été créée dans un contexte de solidarité. L’OVPM constitue un outil commun dédié à partager les connaissances et les capacités que nous trouvons dans chaque ville du patrimoine mondial.

 

Pour réussir ses objectifs, l’OVPM dispose d’un Secrétariat général situé au Québec (Canada), et de ses six Secrétariats régionaux situés à Cordoue pour l’Europe du Sud, à Berger (Norvège) pour l’Europe du Nord-ouest, à Budapest (Hongrie) pour l’Europe centrale et orientale, à Guanajuato (Mexique) pour l’Amérique Latine, à Tunis pour l’Afrique du nord et les pays arabes et Kazan pour la zone Eurasiatique et la Chine.

 

Les activités de l’OVPM sont multiples : un colloque mondial tous les deux ans ; des conférences régionales ; des séminaires de formation ; un site web d’information sur les villes du patrimoine mondial qui reçoit 20.000 visites par semaine ; 34 parutions en 9 ans, parmi elles, un guide de gestion des villes du patrimoine mondial ; des échanges d’expériences entre les villes du patrimoine mondial ; des activités de sensibilisation de valeurs patrimoniales ; le jour de la solidarité des villes du patrimoine mondial (le 8 septembre) et les concours destinés aux jeunes, etc.

 

De plus, l’OVPM maintient des relations étroites avec le Centre du Patrimoine mondial et les autres instances de l’UNESCO, comme l’Union Européenne, le World Monument Fund dont le siège est à New York, avec le Getty, avec l’ICOMOS, avec l’ICCROM... ainsi que beaucoup d’autres.

 

Ce que je veux dire maintenant, c’est combien un Secrétariat régional est important pour l’OVPM. Par exemple, il y a quelques mois, l’organisation World Monument Fund, de New York avait un problème dans cette partie du monde et il n’était pas possible pour eux de le résoudre et dans l’instant où nous nous avons pu nous rencontrer et avoir des accords, la WMF a eu l’idée de nous communiquer ce problème pour voir s’il était possible de trouver une solution. Et depuis le Secrétariat général du Québec, nous avons communiqué avec ce Secrétariat régional et cela a été un succès. Il s’agit donc de voir de quelle manière nous pouvons résoudre les problèmes concrets dans une région si nous avons des secrétariats régionaux.

 

Neufs ans de vie pour une Organisation Internationale est très peu, mais malgré sa jeunesse, l’OVPM s’est placée parmi les acteurs inéluctables du Patrimoine mondial.

 

Pourtant si les réalisations passées sont remarquables, elles n’ont rien à voir avec les défis qui nous attendent et ces défis, nous pourrons seulement les atteindre si des personnes responsables avec de grandes valeurs s’impliquent activement. Parmi ces personnes se trouve bien sûr le Maire. Et je souhaite remercier le Maire de Cordoue pour son implication. Grâce au Mme Aguilar, qui est à coup sûr impliquée au niveau local, il y a aussi de la part de Cordoue une implication régionale et une implication internationale comme l’un des six secrétariats régionaux.

 

C’est un plaisir d’avoir un Maire qui a un véritable intérêt pour son patrimoine, à tel point qu’il y a une implication plus lointaine au niveau local. Pour tout cela, nous vous remercions et merci également aux autres personnes, car cela est une qualité de cette organisation  d’avoir des politiciens et des techniciens. Si nous espérons faire beaucoup pour le patrimoine nous devons avoir les deux. Les experts qui connaissent le patrimoine de façon scientifique et les Maires qui ont le pouvoir. Cette organisation a les deux et ici, à Cordoue, nous sommes très heureux parce que nous avons la Mairie et aussi un Secrétariat régional et la direction de Rafael Pérez de la Concha. C’est vraiment très important et agréable pour nous et donc nous tenons à vous remercier tous les deux.

 

Parmi les 188 villes du patrimoine mondial, 14 se situent en Espagne. Ce qui le fait devenir le deuxième pays du monde avec le plus de villes inscrites au patrimoine mondial. En plus d’occuper à présent la présidence de l’OVPM en la personne du Maire de Tolède et comme la dit Luis Sánchez Contador, il y a eu le lundi et le mardi de cette semaine un Conseil d’Administration et cela a été un succès. Cela a été la participation la plus importante. Huit membres du Conseil d’administration venant des quatre coins du monde y ont participé en plus de la Présidente du Conseil d’administration précédente, le Maire de Bergen. Cela a été un grand succès et il y a eu une orientation assez importante quant au futur. Donc, merci également à Tolède pour son implication mondiale.

 

De plus, parmi les membres du Conseil d’administration se trouve un autre maire originaire d’Espagne. Il s’agit du Maire de Saint-Jacques-de-Compostelle, Xosé Antonio Sánchez Bugallo, qui, en plus d’être membre du Conseil d’administration, est aussi le trésorier de l’OVPM. Comme je l’ai mentionné précédemment en Espagne à Cordoue, et grâce à Mme Rosa Aguilar, nous trouvons l’un des six secrétariats régionaux de l’OVPM. En Espagne, il y a une authentique préoccupation pour le patrimoine.

 

Il y a dans le monde plus de pays que de villes du patrimoine mondial. Pour cela, être une ville du patrimoine mondial, comme Cordoue et le reste des villes présentes ici, signifie faire partie d’un club très sélectif et exclusif. Chaque fois qu’une ville du patrimoine mondial s’identifie dans ses communications touristiques, elle mentionne rapidement et de façon spontanée sa reconnaissance de la part de l’UNESCO de faire partie du patrimoine mondial.

 

Ceci est un témoignage de l’importance du titre de ville du patrimoine mondial.

 

Bravo à l’Espagne pour sa contribution exceptionnelle au patrimoine mondial. Bravo à Cordoue pour son propre patrimoine et pour avoir choisie un Maire qui a su se placer au niveau international. Bravo aussi à tous les participants qui sont ici. Je crois que cette réunion sera très fructueuse pour tous.

 

Dans quelques instants, M. Ricard en personne fera un bref résumé de son intervention en Français et en Anglais.

 

 

4. Intervention de Mme Rosa Aguilar Rivero, Maire de Cordoue

 

Merci à notre Secrétaire général, Denis Ricard.

 

Représentant de la Mairie de Tolède, Conseiller au tourisme de la Mairie de Cordoue, Secrétaire général de l’OVPM, chers collègues.

 

Premièrement, je voudrais remercier et souhaiter la bienvenue à ceux qui sont ici aujourd’hui, en représentation des villes françaises, portugaises, italiennes, grecques et espagnoles. De tout cœur, merci d’être venus à Cordoue et de participer à cette deuxième Conférence régionale qui va nous permettre, sans doute, de faire un grand pas en avant dans nos villes. C’est pour cela que nous nous réunissons une nouvelle fois à Cordoue, deux ans après avoir constitué le Secrétariat régional de l’Europe du Sud / Méditerranée de l’OVPM et suite au contact maintenu en octobre 2001 dans la ville de Puebla. Et nous le faisons pour célébrer cette deuxième Conférence durant laquelle nous pouvons déjà constater que ce Secrétariat continue à se solidifier autant par l’augmentation du nombre de villes qui y ont adhérée que par les démarches que nous sommes en train de réaliser pour resserrer les liens de coopération et pour développer les initiatives afin de fortifier la coopération mutuelle des nos villes qui ont la vocation d’universalité en tant que villes déclarées comme villes du patrimoine mondial.

 

Ce que le monde est en train de changer est énorme. Depuis les dernières années du siècle dernier jusqu´à aujourd’hui. Mais il faut aussi dire et constater que parfois, les choses ne changent pas pour le mieux. La mondialisation est un processus qui suppose un franchissement des frontières traditionnelles. Les problèmes et les conflits acquièrent une dimension internationale et nous contemplons comment les grandes avancées scientifiques et la connaissance ne se mettent pas toujours au service du développement de l’Humanité et priment plutôt, dans la plupart des cas, les intérêts économiques de certaines minorités face à la collectivité et nous voyons comment des pays puissants imposent leurs critères au dessus du droit et de la communauté internationale.

 

C’est dans cette situation où les villes prennent de l’importance. Voici le contexte où les villes doivent de plus en plus étendre et consolider ses réseaux locaux pour se rapporter et fomenter l’humanisme. C’est cette vocation de progrès et développement culturel qui, dans les périodes les plus obscures, a fait des villes l’espoir, la lumière qui a guidé et promu les nécessités de changement et de démocratie pour l’humanité.

 

Cette thèse-là d’après laquelle les villes sont la base de la civilisation et du progrès de l’humanité acquiert de plus en plus d’importance. Comme le dit Josep María Pascual dans sa récente étude La gestion stratégique des villes, « la civilisation est ville et la ville est civilisation. » La configuration de la société mondiale dépendra de la direction des processus de changement dans les villes.

 

Il faut prendre conscience que les villes qui forment ce forum ont beaucoup à lui apporter. Parce que la majorité de nos villes s’est forgée à travers la superposition de peuples et cultures très diverses ; elles sont un produit du métissage, qui a caractérisé les peuples méditerranéens et c’est pour cela que nous avons la capacité d’impulser la valeur de la compréhension, du dialogue et de la concorde entre les peuples comme un élément de transformation et dépassement des différences.

 

L’OVPM est en train de se consolider jour après jour comme le forum le plus important de villes lesquelles compte tenu de son histoire et son patrimoine, ont une vocation universelle. Nos villes jouissent d’un héritage culturel qui représente les différentes cultures et civilisations qui se sont installées sur nos territoires à plusieurs époques. En conséquence, nous sommes un exemple du mélange de races et cultures, lesquelles ont contribué à la création du monde actuel.

 

C’est pour cela qu’il faut conjuguer nos efforts pour faire connaître, garder et préserver cet héritage en tant qu’un témoignage vivant de l’histoire des peuples. Aujourd’hui ce sont 33 villes qui forment ce Secrétariat; en raison de leur nombre, leur histoire et leur importance dans ses pays et dans le contexte international, ces villes ont de la force pour pousser des rapports basés sur la coopération supranationale, en prenant l’engagement de fomenter le développement d’une démocratie de participation, des initiatives culturelles, touristiques et économiques qui servent au développement mutuel et mettent en évidence qu’un autre monde est possible.

 

Le développement est réussi plus rationnellement grâce à la coopération qu’à la compétence. Je crois, donc, à notre capacité de fomenter des initiatives qui transforment les tendances de la mondialisation pour la mettre en service de l’humanité, la culture, la paix et la concorde. Une célèbre écrivaine espagnole, María Zambrano, a dit : « il y a peu de choses dans l’histoire de l’humanité qui ont plus de caractère de création comme la ville. »

 

Il faut, en tant que villes du patrimoine mondial, relever le défi de faire que l’histoire compte dans la construction du quotidien. Nous avons l’opportunité de contribuer décisivement à une nouvelle suite des évènements en partant de cette construction d’un autre monde possible dans le cadre des villes. Avec le travail conjoint accompli dans ce Secrétariat, j’espère que toutes les villes qui en font partie et celles qui s’unissent à l’avenir toujours dans le cadre de l’OVPM, pourront contribuer d’une manière décidée à ouvrir les portes de l’espoir aux citoyens.

 

Je vous souhaite à tous qui prenez part à la deuxième Conférence que profitiez de cette ville, Cordoue, que je vous offre maintenant. C’est le printemps, la saison idéale pour se promener par cette ville du Sud de l’Espagne, pour sentir les fleurs d’oranger, pour se perdre dans ses ruelles et ses places, pour jouir ses silences et sa paix.

 

Je vous remercie d’être ici aujourd’hui et vous souhaite la bienvenue. J’espère de tout cœur que ce travail que nous allons entreprendre servira à consolider définitivement le Secrétariat et à approuver des décisions de collaboration et coopération entre nos villes respectives, pour devenir, en tant que villes du patrimoine mondial, une référence pour les villes restantes.

 

Nous avons une mission dans l’histoire qui se passe jour après jour dans les domaines des villes. Nous devons la remplir avec notre collaboration, notre coopération et le sentiment mutuel et commun d’appartenance à un forum très spécial ; puisque les villes du patrimoine mondial sont l’histoire, mais aussi le présent et le futur.

 

Bienvenue ! Merci bien.

 

 

 

5. Pause café

 

 

6. Conférence de presse

 

 

7. Intervention de Rafael Pérez de la Concha Camacho, Coordinateur régional de l’Europe du Sud / Méditerranée de l’OVPM

 

M. le Secrétaire général de l’OVPM, M. le Conseiller au tourisme de Cordoue, mesdames et messieurs, chers amis des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, bonjour.

 

Au titre de Coordinateur régional, j’ai le plaisir de vous exposer le rapport suivant sur le fonctionnement et le développement du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée de l’OVPM.

 

  1. Présentation du Secrétariat régional de l’Europe du Sud / Méditerranée. Histoire, territoire, fonctionnement et membres qui le forment.

 

Le Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée de l’OVPM a été constitué à Cordoue le 18 septembre 2001, conformément à la résolution adoptée par le Conseil d’administration au cours d’une rencontre qui a eu lieu en septembre 2000 à Safranbolou (Turquie). Notre Secrétariat était le plus jeune des secrétariats existants jusqu’à cette semaine. Suite à l’accord du Conseil d’administration de l’OVPM réuni à Tolède, nous voulons souhaiter la plus chaleureuse bienvenue et nos félicitations au Secrétariat régional de l’Euro-Asie et Chine, à Kazan (Russie).

 

Au préalable, en 1995 le Secrétariat régional de l’Amérique Latine a été formé à Guanajuato (Mexico); en 1996 le Secrétariat régional de l’Europe centrale et de l’Est à Budapest (Hongrie); en 1998 le Secrétariat régional de l’Europe du Nord-ouest à Bergen (Norvège) et en 1999 le Secrétariat régional de l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Tunis (Tunisie).

 

Celle d’aujourd’hui est la deuxième Conférence de ce Secrétariat régional. Les autres secrétariats régionaux ont déjà tenu plusieurs conférences régionales. C’est le cas de Budapest, qui a tenu sa quatrième conférence régionale en septembre dernier, à laquelle les secrétariats restants ont assisté. Dorénavant, conformément à l’accord du Conseil d’administration, les réunions des secrétariats régionaux se tiendront dans les années paires, les impaires étant réservées à celles de l’Assemblée générale.

 

L’objectif des secrétariats régionaux est de permettre une plus haute participation des villes membres aux activités de l’Organisation, de favoriser la communication et l’information avec les autres villes et avec le Secrétariat général, de pousser le développement de l’Organisation ainsi que d’augmenter sa présence et son influence dans le cadre mondial.

 

Quant au financement, il appartient au Secrétariat régional d’assurer le financement nécessaire pour la réalisation de ses activités. Suite à l’adoption par l’Assemblée générale de Puebla (2001) du Protocole concernant les Secrétariats régionaux, on a décidé de réserver un remboursement équivalent au 15 % des versements reçus des villes de la région. Ce montant sera investi uniquement dans les activités destinées aux membres du Secrétariat régional correspondant, c'est-à-dire, aux villes adhérentes et en règle dans l’OVPM. Le montant remboursé ne servira pas à des buts administratifs du Secrétariat régional, mais à l’organisation d’activités destinées aux membres des secrétariats régionaux.

 

Le calcul de 15 % se base sur la somme des versements reçus par les villes appartenant au Secrétariat régional, du 1er janvier au 31 décembre de l’année précédente.

 

La région (pas le Secrétariat régional) de l’Europe du Sud et de la Méditerranée est formée par 55 villes du patrimoine mondial appartenant à sept pays, y compris la Cité du Vatican avec le Saint-siège, qui participe en tant que membre observateur :

 

France (8) : Amiens, Carcassonne, Lyon, Mont Saint-Michel, Nancy, Paris, Provins et Strasbourg.

 

Grèce (2) : Chora et Rhodes.

 

Italie (23) : Assise, Caltagirone, Capritate San Gervasio, Catane, Ferrare, Florence, Matera, Militello Val di Catania, Modène, Modica, Naples, Noto, Palazzolo Acreide, Pienza, Raguse, Rome, San Gimignano, Scicli, Sienne, Urbino et Venise.

 

Malte (1) : La Valette.

 

Portugal (5) : Angra do Heroismo, Évora, Guimarães, Porto et Sintra.

 

Espagne (15) : Alcalá de Henares, Aranjuez, Ávila, Cáceres, Cordoue, Cuenca, Grenade, Ibiza, Mérida, Oviedo, Salamanque, San Cristóbal de la Laguna, Saint-Jacques-de-Compostelle, Ségovie et Tolède.

 

Il faut cependant distinguer les villes qui appartiennent à la Région de celles qui ont manifesté explicitement leur volonté de faire partie du Secrétariat régional.

 

À l’occasion de la constitution du Secrétariat en septembre 2001, 25 villes ont manifesté leur adhésion au Secrétariat régional, soit en assistant à l’Assemblée de la Constitution soit en envoyant les formulaires d’adhésion.

 

Depuis cette date et grâce au travail intensif d’information et de diffusion mené à terme par le Secrétariat régional, des nouvelles villes ont adhérée ; je voudrais donc remarquer l’adhésion, pour la première fois, de villes françaises (Lyon, Provins, Carcassonne), qui nous permet d’affirmer heureusement que tous les pays de la région ont des villes représentées auprès du Secrétariat régional.

 

À présent, 31 villes ont adhérée au Secrétariat régional :

 

ESPAGNE (15/15 = 100%) : Alcalá de Henares, Aranjuez, Ávila, Cáceres, Cordoue, Cuenca, Grenade, Ibiza, Mérida, Oviedo, Salamanque, San Cristóbal de la Laguna, Saint-Jacques-de-Compostelle, Ségovie et Tolède.

FRANCE (3/8 = 37,5%) : Lyon, Carcassonne et Provins.

GRÈCE (1/2 = 50%) : Rhodes,

ITALIE (9/23 = 39%) : Ferrare, Florence, Modène, Naples, Palazzolo Acreide, Pienza, San Gimignano, Sienne et Vicence.

MALTA (0/1 = 0%) :

PORTUGAL (3/5 = 60%) : Évora, Guimarães et Sintra.

TOTAL (31/55 = 56%)

 

Comme on peut l’observer, même si le maire de Cordoue a émis plusieurs communications et invitations depuis ce Secrétariat régional, presque la moitié des villes n’ont pas encore manifesté leur intention d’adhérer à ce Secrétariat, ceci étant une formalité requise d’après les statuts de l’OVPM.

 

En ce sens, il est nécessaire d’établir quelques critères dans le Secrétariat régional en partant du dialogue lors de cette 2e Conférence régionale. Ces critères doivent définir les droits et les devoirs des membres appartenant à ce Secrétariat régional.

 

Jusqu’à présent toutes les actions du Secrétariat régional étaient réalisées en tenant compte de toutes les villes qui font partie de la région. La carte de la région comprenait toutes les villes, l’information que le Secrétariat régional recevait était ouverte à toutes les villes, les activités entreprises depuis le Secrétariat régional étaient communiquées à toutes les villes, etc.

 

Contrairement aux statuts et le Protocole de fonctionnement des secrétariats régionaux, il n’était pas logique ni convenable pour la santé de ce jeune Secrétariat régional que, lors de la première étape de consolidation et de diffusion, toutes les villes de la région n’étaient pas comprises, sans prendre en compte le fait qu’elles étaient adhérentes au Secrétariat régional ou pas.

 

Nous avons constaté que certains conseillers et techniciens qui s’occupent des affaires de l’OVPM dans quelques villes auxquelles nous nous sommes adressés, ne connaissent pas bien le rôle que les Secrétariats régionaux jouent. Parfois ils ne savent même pas que ceux-là existent. Quelques réponses à nos invitations démontraient que cette ville-là ne voulait faire partie d’aucun réseau de villes différent de celui auquel elle appartenait. Cette méconnaissance est en partie compréhensible, ainsi il faut redoubler nos efforts, conjointement avec le Secrétariat général, pour donner plus d’informations et de communication sur l’organigramme de l’OVPM et des secrétariats régionaux.

 

Nous ne pouvons plus soutenir cette situation, puisqu’elle contredit d’un côté les statuts de l’OVPM et d’un autre côté la philosophie du fonctionnement du Secrétariat régional.

 

De plus, il faudra distinguer les villes en règle, c’est-à-dire celles qui ont payé leur cotisation à l’OVPM, de celles qui ne l’ont pas fait. Comme je l’ai déjà dit au début de mon intervention, 15 % de cette cotisation revient aux secrétariats régionaux pour l’organisation d’activités. Le montant retourné par l’OVPM au Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée en 2002, basé sur les cotisations de 2001, a été de 7.207 € et le montant reçu en 2003, sur les cotisations de 2002, sera de 6.244 € ; ceci étant une diminution appréciable.

 

Plus de villes adhérentes en règle, plus d’activités entreprises par le Secrétariat et plus d’efficacité et de fonctionnalité.

 

Pourtant, le budget de ce Secrétariat ne se nourrit pas seulement des montants procédant du 15 % revenu des cotisations des villes adhérentes. La Mairie de Cordoue, suite à l’engagement qu’elle avait pris lors de sa constitution comme siège du Secrétariat régional, fournit la majorité du budget. Depuis l’année 2001 cet apport monte à 30.050 € pour chaque annualité, en plus des dépenses du personnel qui travaille pour le Secrétariat régional à temps partiel ou complet.

 

 

Au regard des activités entreprises par le Secrétariat régional depuis la dernière réunion régionale, c’est-à-dire, depuis sa constitution en septembre 2001, on peut mentionner les suivantes :

 

1.      Création et mise à jour permanente d’une base de données des villes de la Région (RIO)

 

Le problème principal auquel nous devions faire face depuis le début était d’identifier clairement qui sommes-nous, où sommes-nous et comment pouvons-nous nous communiquer ; l’information est un élément fondamental. Il est de la plus haute importance pour le succès du travail de l’Organisation que l’on puisse joindre rapidement et efficacement toutes les personnes, politiciens et techniciens de chacune des 55 villes.

 

Cependant nous avons trouvé bien des problèmes à cause des changements logiques qui ont lieu du fait des élections municipales dans les divers pays et aussi de la grande instabilité et indéfinition des techniciens responsables qui s’occupent des affaires concernant l’OVPM.

 

Il faudrait établir dans chaque Mairie un département permanent et spécifique avec un technicien stable ou, à défaut, qui reste toujours avec les mêmes coordonnées : adresse, courrier électronique, téléphone, fax, etc. De cette sorte, la mobilité des fonctionnaires n’endommagerait pas la communication interne de l’Organisation.

 

Ce projet, dénommé RIO (Réseau d’Information de l’Organisation), requiert la désignation d’un contact RIO et un responsable RIO pour chaque ville. Le Maire de Cordoue est le responsable RIO du Secrétariat régional et s’occupe, en plus, en exclusivité, des diverses tâches administratives du Secrétariat régional.

 

2.      Édition et distribution du procès-verbal de la Constitution du Secrétariat régional.

 

Nous considérions qu’il était très important que toutes les villes de la région, pas seulement celles qui ont assisté à Cordoue pour la constitution, mais aussi celles qui n’ont pas pu y assister, devaient savoir ce dont on avait parlé et ce qui avait été accordé lors de cette réunion constitutive, et les divers projets qu’on veut entreprendre.

 

Cette publication a été réalisée dans les trois langues officielles de l’OVPM (Espagnol, Français et Anglais) et a été envoyée à toutes les villes qui font partie de la Région et sera envoyé a celles qui rejoindront à l’avenir. Depuis quelques mois, on peut trouver ce procès-verbal sur le site web de l’Organisation.

 

(Le site web et le Livre ou Guide-catalogue du Secrétariat régional seront tous les deux présentés lors de la séance de cet après-midi.)

 

3.      Création d’un site web de la région.

 

Il faut tout d’abord remercier et féliciter le Secrétariat général pour le magnifique site web de l’OVPM. (www.ovpm.org), qui constitue un moyen d’information très utile pour la communication de nos villes. Nous voulons préciser que le site web du Secrétariat régional ne cherche absolument pas à concourir avec lui mais tout simplement à le compléter et à l’enrichir, étant donné que les objectifs qu’ont l’une et l’autre sont complètement différents.

 

Le site du Secrétariat régional essaie de se constituer comme un instrument de promotion touristique, sociale et culturelle des villes y adhérentes et de fournir des informations pratiques et nécessaires afin d’organiser une visite de ces villes. En plus, il permettra d’accéder par des liens aux sites web particuliers des musées, des bureaux d’information touristique, des hôtels, des restaurants des villes, etc. De cette sorte, on informera aussi des spectacles principaux et des divers évènements programmés dans l’agenda culturel de chaque ville.

 

Cela permettra aussi d’établir un réseau de travail interne via courrier électronique pour accélérer les communications, en permettant d’échanger des expériences, des informations, des évènements, etc.

 

Les pages relatives à chaque ville devront être remplies par les techniciens de cette ville. La quantité et la qualité des informations spécifiques d’une ville dépendront de son propre degré d’engagement.

 

Ensuite, les techniciens qui ont élaboré le site web vont le présenter et expliquer son fonctionnement.

 

4.      Livre-catalogue des villes de la région.

 

Au cours de la Conférence régionale précédente, était accordée l’élaboration d’un livre-catalogue qui sert comme une carte de présentation de toutes les villes de la région. Cependant, lorsqu’on a discuté la tâche d’élaboration de ce livre, nous avons trouvé plusieurs problèmes :

 

ü      Premièrement, le grand nombre de villes (55) à comprendre dans cette publication exigeait beaucoup de pages ;

ü      Deuxièmement, les nombreux langues de nos villes, dans lesquelles il faut publier le livre (Anglais, Français, Espagnol, Italien, Grec et Portugais) ;

ü      Plus, une telle publication a un coût très élevé ;

ü      Enfin, il est certain que d’autres villes de notre région seront inscrites sur la liste du patrimoine mondial à l’avenir ; il se peut que celles-là veuillent s’adhérer à notre Secrétariat régional. Il faudrait, le cas échéant, les comprendre dans ce livre-catalogue.

 

Tout cela nous mène à poser auprès de l’Assemblée l’approbation du modèle de publication qui serait dénommé Guide-Catalogue des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée de l’OVPM.

 

Ø      D’abord il faut définir quels seront les destinataires de ce guide ; s’il aura une destination institutionnelle (des organismes publiques, mairies, Autorités et citoyens en général) ou plutôt une destination touristique (tour-opérateurs, agences de voyages, agents touristiques émetteurs…) ; ou les deux à la fois.

Ø      Seules les villes adhérentes au Secrétariat régional et en règle avec l’OVPM (ayant payé leur cotisation annuelle) y seront comprises.

Ø      On créera une fiche pour chaque ville, avec des informations pratiques pour la visiter (un bref historique de la ville, les endroits intéressants, comment y arriver, où se loger, où manger, où trouver plus d’informations sur la ville à l’avance ou lors de la visite).

Ø      Chaque ville est responsable de sa propre compilation de l’information et de la traduction à toutes les langues (Espagnol, Français, Grec, Anglais, Italien et Portugais).

Ø      Toutes les fiches seront classées dans un dossier. Il sera possible d’ajouter des villes qui adhèreront au Secrétariat régional à l’avenir et d’éliminer celles qui ne seront pas en règle ou ayant décidé de ne plus appartenir au Secrétariat régional. Ce dossier comprendra toutes les fiches des villes et sera précédé par une fiche générale d’introduction de l’OVPM et du Secrétariat régional.

Ø      Une fois connu le budget du modèle approuvé, le coût de la publication sera assumé équitablement par toutes les villes du Secrétariat régional de la manière accordée.

 

J’ai la certitude que cet instrument sera un document fondamental pour la présentation de nos villes à l’échelon institutionnel, culturel et social, en plus d’être un outil très important pour la promotion touristique qui nous permettra de présenter notre produit touristique d’une façon conjointe et bien coordonnée à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe.

 

5.      Participation à différents congrès.

 

En février 2002 ce Secrétariat régional a participé, en tant que représentant de l’OVPM et sur délégation expresse de son Secrétaire général, au Congrès international sur le développement intégral du tourisme des villes monumentales, qui s’est tenu à Grenade et a réunit plus de 400 spécialistes des quatre coins du monde.

 

Moi, en qualité de Coordinateur régional du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, j’ai présidé et modéré les tables rondes de ce Congrès qui a compté sur la participation de quelques collègues d’Avila, Gérone, Saint-Jacques-de-Compostelle et Évora.

 

Par ailleurs, à l’occasion de la célébration du 1e Congrès International de Tourisme Culturel qui s’est tenu du 5 au 7 novembre 2002, le Coordinateur régional a donné des informations concernant le Secrétariat régional aux nombreux assistants.

 

Malheureusement, à cause de problèmes d’agenda, il m’a été impossible de réaliser une autre délégation du Secrétariat général pour assister à la réunion que l’ICOMOS a célébré à Madrid début décembre.

 

 

6.      Conférence à Guadalajara.

 

Le conseiller au tourisme et au patrimoine mondial de la Mairie de Cordoue, Marcelino Ferrero a été invité par l’École de Tourisme de l’Université d’Alcalá de Henares pour participer à une conférence à Guadalajara le 21 février dernier, avec le titre « Tourisme et développement urbain des villes du patrimoine mondial : le Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée ».

 

7.      Plaquettes informatives du Secrétariat régional.

 

Afin de réussir une diffusion effective du Secrétariat régional dans des congrès, foires et rencontres professionnels nationaux et internationaux, on a créé des plaquettes très pratiques dans trois langues (Espagnol, Français et Anglais) qui recueillaient les projets principaux et une carte d’Europe avec l’emplacement de toutes les villes qui formaient cette région de l’OVPM à cette époque-là.

 

Cet instrument informatif a été distribué dans les congrès, conférences et durant d’autres présentations auxquelles le Coordinateur régional a participé (par exemple, la 4e Conférence régionale de l’Europe centrale et de l’Est qui a eu lieu à Budapest en septembre dernier). Cette fiche a été une magnifique et pratique présentation de notre région. Même le Secrétariat général a applaudi à cette initiative et l’a proposé comme un exemple à suivre auprès des Secrétariats régionaux restants.

 

Comme vous pouvez le constater, aujourd’hui cette carte est devenue inutilisable, puisqu’elle ne recense pas les dernières villes qui ont intégré l’OVPM, ceci étant le cas d’Aranjuez et les 8 villes de la Vallée du Noto, en Sicile. De plus, les stocks dont on disposait ont largement diminué, ce qui nous fait envisager une réédition incluant une mise à jour. Dans cette nouvelle édition, si l’Assemblée le décide, seules les villes adhérentes de façon effective au Secrétariat y seraient comprises.

 

8.      Identité Corporative du Secrétariat régional.

 

Afin de réussir une identification parfaite et la diffusion du Secrétariat régional, depuis la réunion de constitution on dispose d’une image propre, d’une identité corporative, qui s’est répétée dans les documents édités par le Secrétariat régional (lettres, dossiers, lettres de créance, procès-verbaux publiés, messages publicitaires dans des magazines, plaquettes et même dans le site web du Secrétariat).

 

Cette identité corporative a comme élément principal des motifs végétaux originaires de l’arbre de la vie qui décore les murs du palais de Medina Azahara, près de Cordoue.

 

9.      Visite à Cordoue de l’architecte Manuel F. Chowell Zepeda, Directeur du service de protection et de surveillance de la ville de Guanajuato, Mexique.

 

Du 29 au 31 mai de l’année dernière, notre Secrétariat régional a souhaité la bienvenue et a accueilli cet architecte qui est aussi le secrétaire technique de l’Association nationale de villes mexicaines du patrimoine mondial. Après avoir visité Tolède, il a tenu plusieurs entretiens à Cordoue avec des urbanistes et des conservateurs des diverses administrations. A l’occasion de cette visite il nous a remis un Plan d’échange entre les régions de l’Amérique Latine et la nôtre, lequel vous pouvez trouvez dans la documentation qui vous a été distribuée ; on en discutera, s’il y a lieu.

 

10.  Présentation du World Monument Fund en Espagne.

 

Au cours d’un rencontre à São Paulo, le World Monument Fund a demandé à l’OVPM sa collaboration pour organiser une visite en Espagne de sa Directrice de programmes, Mme. Norma Barbacci, ayant par objectif expliquer les buts et les projets de cette organisation. Le Secrétariat général de l’OVPM a demandé à ce Secrétariat régional d’organiser cette visite, ce qui a été très bien recueilli. Le rencontre a eu lieu à Cordoue le 8 juillet 2002, y présents les représentants des diverses villes du patrimoine mondial et des villes espagnoles, les secrétariats du Groupe des villes du patrimoine de l’Humanité en Espagne, le Réseau des Quartiers Juifs d’Espagne, le Route Bétique Romain et d’autres villes espagnoles et techniciens des organismes publics du domaine de l’Urbanisme et la Conservation.

 

Mme. le Maire a elle-même accueilli Mme. Barbacci dans son bureau. Mme. Barbacci lui a expliqué les objectifs du WMF et l’a remerciée pour son accueil et sa collaboration pour l’organisation de cette réunion.

 

L’OVPM a signé en novembre dernier une convention de collaboration avec le WMF. Il semble un fait acquis que le succès de cette réunion organisé par notre Secrétariat régional a eu quelque chose à voir avec l’obtention de cet accord.

 

11.  Réunion de coordination de tous les Secrétariats régionaux.

 

À l’occasion de la 4e Conférence régionale de l’Europe centrale et de l’Est de l’OVPM, qui s’est tenue à Budapest du 16 au 21 septembre, on a célèbre aussi la 2e Réunion de coordination des Secrétariats régionaux.

 

Le Secrétariat régional de l’Europe du Sud / Méditerranée a été représenté par son Coordinateur régional qui a exposé les objectifs, projets et villes de notre région auprès des Villes du patrimoine mondial du Centre et l’Est de l’Europe.

 

12.  Travail intense d’information et de diffusion des activités de l’OVPM parmi les villes de la région.

 

Depuis sa mise en route, le Secrétariat régional a mené a terme une grande diffusion continuelle de toutes les activités, projets, possibilité de financement, célébration de conférences et informations d’intérêt de l’OVPM et d’autres organisations, à travers plusieurs communiqués par courrier postal ou électronique.

 

13.  Nouveau siège administratif du Secrétariat régional.

 

Depuis juillet dernier, la Mairie de Cordoue a équipé le Secrétariat régional d’un nouveau siège. Ce nouveau bureau, situé dans l’édifice historique du XVIIe siècle, les Caballerizas Reales, est plus spacieux et donne une meilleure image au Secrétariat régional, où réalisent leur travail aussi bien le Coordinateur régional que le Responsable du RIO.

 

14.  Diffusion du Secrétariat dans des magazines spécialisés.

 

L’un des objectifs de ce Secrétariat régional est de se faire connaître dans le monde entier et en conséquence, faire connaître les villes qui y appartiennent. En ce sens, le Secrétariat régional a mis deux annonces dans deux publications importantes. L’une d’elles est dans le magazine Patrimoine Mondial, que vous pouvez trouver dans la documentation distribuée tout à l’heure. Il s’agit d’une publication bimensuelle, publiée en Espagnol, Français et Anglais par l’UNESCO et Ediciones San Marcos, à Madrid. Son directeur est Francesco Bandarin, directeur du Centre du Patrimoine Mondial.

Le magazine est distribué dans toutes les villes et sites inscrits sur la Liste du Patrimoine Mondial, ainsi que dans des organismes significatifs comme l’UNESCO, l’ICOMOS, le Conseil d’Europe et la propre OVPM, entre autres.

 

Par ailleurs, on a mis une annonce similaire dans le magazine Europe, qui est édité au sein du Conseil de Communes et Régions d’Europe ; ce magazine a une grande diffusion spécialisée et sera publié prochainement.

 

On pourrait dire que les organismes principaux et ses responsables, dans le domaine mondial de la conservation du patrimoine, ont eu la possibilité de connaître l’existence et la composition de notre Secrétariat.

 

15.  Invitation des villes syriennes de Damas, Bosra et Alep à faire partie de notre Secrétariat régional.

 

A l’occasion du jumelage de Cordoue avec la ville syrienne de Damas et après la visite d’une délégation cordouane aux villes du patrimoine mondial de la Syrie, le maire de Cordoue a informé les responsables des villes de Damas, Alep et Bosra des projets du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée ; ces villes lui ont communiqué leur intérêt d’appartenir à notre région, malgré le fait qu’elles appartiennent déjà au Secrétariat régional du Nord de l’Afrique.

 

En ce sens, après la consultation pertinente au Secrétariat général, une invitation a été envoyée à ces villes pour qu’elles s’unissent à notre Secrétariat régional, néanmoins nous n’avons encore reçu aucune réponse.

 

16.  Coordination des projets « Patrimoine et Jeunesse » des villes de la région. Novembre 2002 / septembre 2003.

 

Le Secrétariat régional a communiqué toutes les informations concernant ce projet de l’OVPM et l’UNESCO à toutes les villes de la région. Les villes appartenant au Secrétariat régional qui participent à ce projet sont : Ávila, Caceres, Cordoue, ... La jeune sélectionnée à Cordoue est Elena Fernández Luna, qui est aujourd’hui là avec nous et qui voyagera à Rhodes en septembre pour assister au 7e Symposium International.

 

17.  Soutient de la diffusion de la tenue du Colloque de Rhodes par les villes de la région. 24 septembre 2003.

 

Le Secrétariat a fourni la ville de Rhodes d’une grosse base de données d’organismes et institutions des villes de notre région afin de leur faire recevoir de l’information du Colloque de Rhodes. De plus, le propre Secrétariat s’est adressé à plusieurs villes, organismes et institutions en les communiquant la tenue du Colloque de Rhodes afin d’encourager leur participation.

 

Aussi bien la ville de Cordoue que le Secrétariat régional y auront une nombreuse représentation et participeront au susdit Colloque.

           

18.  Concours de radioamateurs.

 

Le Secrétariat régional, avec la collaboration de l’Union de Radioamateurs de Cordoue, a créé le Diplôme « Villes du Patrimoine Mondial de la Région Europe du Sud / Méditerranée de l’OVPM » ayant pour objectif la diffusion des principes et idéaux concernant la préservation du patrimoine chez les nombreux radioamateurs de notre région.

 

Le hobby des radioamateurs est un loisir unique et fascinant qui attire l’intérêt de millions de personnes partout dans le monde…. Tout le monde peut en profiter : les jeunes, les adultes, les hommes, les femmes… Il permet aussi aux handicapés de se faire des amis autour du monde depuis leur domicile.

 

Le Diplôme se compose d’une carte de dimension A/6 où l’on voit une vue artistique de Cordoue et de la carte de la région Europe du Sud / Méditerranée. Il y a deux catégories : le Diplôme d’or et le Diplôme d’argent. Tous les radioamateurs avec une licence peuvent y participer.

 

Pour obtenir le Diplôme d’or (en plaqué or), il faut contacter les radioamateurs de chacune des 55 villes du patrimoine mondial de la Région Europe du Sud / Méditerranée. Pour obtenir le Diplôme d’argent (un dessin artistique), il faut avoir établi des contacts avec la moitié de ces villes, c’est-à-dire, au moins 27 villes. Les contacts (QSL) doivent être remis au directeur du Diplôme, à cette adresse : Unión de Radioaficionados de Córdoba. Apartado Postal 5. 14080-CÓRDOBA. Espagne.

 

19.  Organisation de la 2e Conférence régionale des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud / Méditerranée de l’OVPM.

 

On avait prévu la tenue de cette Conférence régionale en automne de l’année dernière, mais le Secrétariat général a suggéré la possibilité de la faire coïncider avec la réunion du Conseil d’administration qui se tiendrait à Tolède au printemps de cette année. Ainsi, après avoir fixé les dates du Conseil depuis la Présidence, le Secrétariat régional a procédé à l’appel de toutes les villes de la région.

 

Conformément à l’accord du Conseil d’administration lors de sa réunion à Olinda (Brésil), les conférences régionales se tiendront dans les années paires, les impaires étant réservées aux assemblées générales. Par conséquent, la 3e conférence régionale se tiendra l’année prochaine, dont la date et le lieu seront décidés par l’Assemblée.

 

Après avoir analysé la situation, le fonctionnement, les objectifs et les projets en cours d’élaboration, je vais exposer brièvement les projets et tâches que nous avons l’intention de réaliser l’année prochaine.

 

C’est jour après jour que l’on s’investit pour la mise à jour des données et leur transmission aux villes restantes du Secrétariat afin de développer la communication entre elles.

 

A cet égard, il serait très pratique pour le Secrétariat régional de connaître les dates et mandats prévues pour les élections municipales dans chacune de nos villes. Pour l’Espagne, les prochaines élections se tiendront le 25 mai ; elles ont une validité de quatre ans.

 

20. Consolidation du site web du Secrétariat.

21. Création et publication du Guide-catalogue.

22. Coordination pour la célébration de la Journée de solidarité. 08/09/03.

Le Secrétariat régional soutient le travail du Secrétariat général et favorisera la commémoration du Jour de solidarité des villes du patrimoine mondial. Comme on sait déjà, ce jour commémore la création de l’OVPM le 8 septembre 1993 à Fès.

 

A cet égard, on suggère la réalisation d’une journée portes ouvertes dans les monuments et les musées principaux de nos villes, en plus de l’organisation de visites gratuites aux centres-villes historiques afin que nos citoyens prennent conscience de la valeur de notre patrimoine.

 

Le Secrétariat régional rédigera un communiqué d’encouragement qui sera envoyé à toutes les villes pour sa publication dans les médias des villes qui le souhaitent.

 

Le même jour se tiendra la remise de diplômes du 1er Concours de Radioamateurs du Secrétariat régionale de l’Europe du Sud et de la Méditerranée.

 

On peut aussi profiter de ce jour pour présenter le concours suivant.

 

23.  1er Concours Internet « Naviguer au fil des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée ».

 

Compte tenu de la grande présence et de la prépondérance d’Internet aujourd’hui, en plus de l’usage qui est plus est chez les jeunes, nous croyons que cela pourrait être une vie magnifique pour diffuser notre organisation et nos villes parmi cette section de la population.

 

Nous proposons de tenir un concours à périodicité annuelle où tout le monde peut participer, pas seulement les citoyens des villes de notre Secrétariat mais aussi ceux de toutes les villes du monde.

 

Ainsi, les participants auraient à surfer sur le site web de l’Organisation et celui du Secrétariat régional, pour trouver une information spécifique (par exemple, un monument ou un édifice important) concernant la région du Sud et de la Méditerranée. La solution à la question proposée serait envoyée par courrier électronique au Secrétariat régional par les participants. En plus de diffuser et de promouvoir nos villes, cela favoriserait la connaissance mutuelle parmi les citoyens.

 

Le prix pourrait consister en un week-end pour deux personnes dans une (ou plusieurs) villes du patrimoine mondial du Secrétariat régional, à choisir par les gagnants et valable pendant un certain temps (par exemple, une année) ; les dépenses du voyage seront à la charge du gagnant, bien que l’on pourrait essayer de des compagnies aériennes de nous sponsoriser). Le logement, les repas et les visites touristiques pourraient être fournis par les entrepreneurs de chaque ville. Ainsi, cela permettrait aux jeunes de prendre conscience du patrimoine.

 

L’organisation de ce concours, ses résultats à court et à long terme, la remise de prix, la réalisation des voyages, etc., seront des arguments suffisants pour envoyer plusieurs informations aux médias de toutes les villes du Secrétariat régional.

 

24.  Création de l’Agenda Culturelle de la Région.

 

Chaque année, nos villes organisent plusieurs évènements culturels de qualité qui peuvent être des facteurs importants d’attraction de visiteurs dans nos villes si on le diffuse efficacement, c’est-à-dire, bien à l’avance et avec les moyens adéquats. Voici deux prémisses importantes pour le développement du tourisme culturel auquel nos villes doivent aspirer.

 

Les évènements qui organisent nos villes ont une qualité supérieure, de part leur nature. Cependant, si on les réuni tous ensemble dans un même document, soit sur le web soit sur un document imprimé, ces produits seraient revalorisés on aurait trouvé un nouvel outil au service du tourisme culturel.

 

25.  Matérialisation des ’échanges.

 

Ce domaine est très vaste et offre beaucoup de possibilités, depuis l’échange d’étudiants, des évènements culturels (musique, théâtre, danse…), aux expériences commerciales, de fonctionnaires de l’administration municipale ou même des clubs sportifs de tous types. La variété peut être aussi grande que nous voulons. En fait, un groupe de théâtre classique cordouan a été invité par la Mairie de Palazzolo Acreide (Italie) pour participer au Festival International de Théâtre Classique, qui aura lieu dans cette ville en juin prochain. En avril l’année prochaine Cordoue accueillera un groupe de théâtre de cette ville-là pour y participer à un évènement similaire.

 

26.  Constitution et développement des Commissions techniques.

 

Voici un des objectifs principaux dans lequel le Secrétariat régional a placé tous ses espoirs. L’avenir de notre organisation dépend de son fonctionnement ; bien que le Secrétariat régional soit géré à Cordoue, on ne peut rien espérer sans la participation des villes restantes et sans le partage et la structuration des travaux et des objectifs que l’on propose.

 

Lors de la session de cet après-midi, des commissions seront constituées et les objectifs et les membres de chacune seront définis.

 

27.  Sélection et priorité des projets à réaliser.

 

Il incombe à cette assemblée, avec l’accord du Secrétariat général, la sélection des projets et des idées qu’on considère appropriés et l’établissement d’un ordre d’exécution, compte tenu de leur priorité.

 

28.  Élection du personnel responsable de l’OVPM et du RIO.

 

Il est vital pour le développement et l’harmonie des relations de notre Secrétariat et de l’OVPM que chaque ville choisisse ses représentants chargés des affaires de l’OVPM. En ce sens, je voudrais vous informer des fonctions envisagées par l’OVPM :

 

  1. Responsable des relations. C’est la personne nommée par le Maire et proche de lui, responsable de la communication directe avec le Secrétariat général et le Secrétariat régional de toutes les affaires concernant l’OVPM. Cette personne pourra prendre des décisions importantes et remplacer le Maire, en cas de besoin.

  2. Responsable de la sauvegarde. Personne nommée par le Maire pour tout ce qui concerne les aspects techniques en relation avec le site inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

  3. Responsable RIO. Personne nommée par le Maire, qui sera responsable d’actualiser la base de données de l’OVPM. Cette personne devra posséder des connaissances informatiques et un grand intérêt pour l’OVPM et ses activités.

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir un représentant pour chaque catégorie. Une personne ayant les compétences peut s’occuper de deux ou trois postes à la fois. Jusqu’à présent, il n’y a aucune résolution adoptée par le Conseil d’administration de l’OVPM.

 

29.  Conférence régionale Continuité du Développement Urbain dans les villes historiques. Vilnius (Lituanie). 1-3 juin 2003.

 

Lee Minaidis a prévu de participer à cette conférence ; de ce fait, je lui prie de bien vouloir faire une petite présentation de ce Secrétariat régional. Nous devons profiter de tous les forums nationaux et internationaux auxquels nous prenons part afin de diffuser et faire connaître notre Secrétariat et nos villes.

 

30.  Assistance à l’Assemblée générale et au Colloque de Rhodes. 24 septembre 2003.

 

Aussi bien la ville de Cordoue que le Secrétariat régional seront présents et participeront au susdit Colloque, dont le programme prévoit une participation intensive de ce Secrétariat régional.

 

   31. Élection de dates et ville pour accueillir la 3e Conférence régional.

 

Il serait convenable de fixer une date approximative pour la tenue de la troisième Conférence régionale, lors de cette Assemblée. Comme je l’ai mentionné au début de mon intervention, les Secrétariats régionaux se réuniront dans les années paires ; de ce fait, nous nous rencontrerons à nouveau l’année prochaine, ceci étant très opportun puisque nous pourrons réaliser le suivi des projets en cours.

 

Cela n’empêchera pas les commissions techniques d’établir leur propre calendrier de réunions et de convenir de la période opportune.

 

Je ne voudrais pas finir mon intervention sans manifester publiquement ma plus sincère reconnaissance pour le travail splendide que le responsable du programme RIO, Francisco Muñoz réalise au sein du Secrétariat général. Merci beaucoup, Paco, pour ton dévouement constant jour après jour pour le Secrétariat, qui ne pourrait pas atteindre son degré présent d’activité sans ton travail.

 

Voilà, c’est tout. Merci beaucoup à tous pour votre attention.

 

 

8.      Intervention de Marcelino Ferrero Márquez, conseiller au tourisme et au patrimoine de l’Humanité de la Mairie de Cordoue

 

Bonjour. Je vais maintenant exposer quelques réflexions sur la situation du TOURISME CULTUREL DANS LES VILLES DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’EUROPE DU SUD ET DE LA MÉDITERRANÉE.

 

Depuis quelques années le tourisme s'est révélé être un secteur économique, résistant et stable. Le tourisme international subit ces derniers temps une crise grave ; cela dit, il nous démontre encore une fois combien il est résistant. Le recul du secteur depuis le 11 septembre a été temporaire et d’une certaine façon moins néfaste de ce que l’on attendait, même si toutes les destinations n’ont pas été également frappées. Les destinations qui ont subi plus de conséquences sont celles d’Asie Méridionale, d’Amérique et du Moyen-Orient. L’Europe a supporté un petit recul du 0,6%.

Approximativement, la moitié des revenus du tourisme mondial provient d’Europe ; c’est pourquoi l’OMT a décidé de réaliser ses statistiques financières en euros aussi.

Durant les périodes de difficultés économiques, les consommateurs ne réagissent pas en s’arrêtant de voyager, mais en réduisant les frais ; ils choisissent des séjours plus courts vers des destinations moins chères, avec de voyages et hébergements d’une qualité inférieure. Aussi, le choix de destinations plus proches, accessibles par transport terrestre, comme conséquence du onze septembre, a réduit encore plus les dépenses. Nos villes doivent bien analyser cette réalité pour en profiter.

La moitié du total des revenus correspond à l’Europe ; l’Amérique prend 26% ; l’Asie Orientale et le Pacifique, 18% ; l’Afrique, 2,5%, le Moyen-Orient, 2,4% et l’Asie Méridionale, 1,0%.

Mais la situation devient de plus en plus défavorable ; il y a l’incertitude quant aux nouveaux attentats terroristes, quant au conflit entre Israël et Palestine et quant à la guerre en Irak.

Enfin, pour insister sur l’importance du tourisme dans notre région, je voudrais rappeler que la capacité de tous les établissements hôteliers du monde est d’environ 23 millions de lits ; 30% de tous ces lits se trouvent dans les pays qui appartiennent à la région de l’Europe du Sud et de la Méditerranée.

Parmi les diverses modalités, le tourisme culturel est spécialement intéressant. En 1954 la Convention européenne fut signée, alors que l’Europe se relevait, après avoir été réduite en cendres pendant la Seconde Guerre Mondiale, avec d’innombrables problèmes ; l’Europe s’était appauvrie jusqu’à des limites inconcevables et la richesse était vraiment rare, compte tenu de sa modeste économie. C’est pourquoi on a pris conscience à ce moment-là qu’il fallait se mettre à travailler pour récupérer et sauvegarder le patrimoine culturel commun qui avait été touché par le conflit.

 

L’ICOMOS, le Conseil international des monuments et des sites, est un membre assesseur de l’UNESCO. Lors d’un séminaire international de tourisme contemporain et humaniste, tenu à Bruxelles en novembre 1976, les représentants des diverses entités internationales se sont réunis et ont adopté la Charte du tourisme culturel. La première déclaration de l’ICOMOS a été que « le tourisme est un fait social, humain, économique et culturel irréversible. Son influence sur le domaine des monuments et des sites est particulièrement importante et ne peut qu’augmenter, étant donnés les facteurs connus de développement de cette activité… »

 

Basées sur le critère de la valeur et de l’extension du patrimoine culturel dans un territoire spécifique, les villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée sont à l’avant-garde du tourisme patrimonial mondial, en ce qui concerne la quantité et la qualité. La majorité des sites et des villes protégées pour les visites des touristes sont vraiment les plus précieux de tous les trésors culturels et naturels sur la liste du patrimoine mondial. La richesse de cette région est parfaitement reconnue à l’échelon international ; de ce fait, l’UNESCO a reconnu 55 villes du patrimoine mondial dans notre région. On peut affirmer, sans peur de se tromper, que plus de la moitié de tous les sites et toutes les villes inscrites sur la liste du patrimoine mondial se trouvent dans cette région. Il faut prendre conscience de ce que cela signifie.

 

L’Europe du Sud et la Méditerranée n’avaient pas bien profité des possibilités du tourisme culturel. La prédominance du tourisme de soleil et de plage avait relégué le tourisme culturel au deuxième plan dans la majorité des pays du sud de l’Europe. Cependant, ces dernières années, un tourisme culturel commence à émerger ; ce tourisme redécouvre non seulement le patrimoine culturel des monuments et des villes, mais aussi une offre importante de produits touristiques et culturels basés sur ce patrimoine culturel.

 

La distinction du patrimoine mondial de l’UNESCO comporte un prestige qui place les villes dans les grandes routes du tourisme culturel, en aidant sa promotion. La création des produits thématiques réussit rapprocher le patrimoine historique à plus de visiteurs potentiels. Les villes du patrimoine mondial ont bien des attraits pour le tourisme culturel. Celui nécessite d’urgence l’union de tous les secteurs afin de réussir une situation durable, un plan d’action qui comprenne des aspects aussi divers comme l’urbanisme, le respect pour l’environnement, la conservation de la ville, la mobilité et la facilité des déplacements.

 

Nos villes constituent un réseau magnifique de villes historiques et monumentales, capable de focaliser et contribuer à enrichir et articuler toute la nouvelle offre touristique diversifiée qui est en train d’émerger sur notre territoire et qui est vraiment intéressante.

 

Il est établi dans les principes de la Charte du tourisme culturel que le tourisme est devenu l’un des véhicules les plus importants pour l’échange culturel, lequel doit être géré d’une manière soutenue pour les générations actuelles et futures. C’est pourquoi il faut avoir une bonne planification de la conservation et du tourisme des villes du patrimoine mondial afin d’assurer une visite satisfaisante et agréable.

Nos fonds patrimoniaux doivent être appréciés comme des ressources touristiques conformément aux nouveaux concepts de développement durable et les transformations actuelles. A cet égard, des organismes internationaux se manifestent. C’est le cas de l’UNESCO qui, selon les mots de son précédent directeur général, M. Federico Mayor Zaragoza, s’engage dans une plus grande promotion de ce type de tourisme. Lors d’une conférence internationale sur le tourisme et la culture, tenue en septembre 1996 en Royaume Uni, il a dit :

« L’UNESCO concentre ses efforts sur la promotion de formes de tourisme qui développent l’appréciation intellectuelle, qui soutiennent et enrichissent le patrimoine culturel et naturel et qui promeuvent le développement durable ».

Afin de développer un tourisme culturel dans nos villes, basé sur des manifestations, des évènements et des actions, l’Union Européenne met à notre disposition divers moyens ; nous devons les connaître pour les utiliser.

Voici quelques-uns des plus importants :

Ø      Programme Raphaël

 

Encourage la coopération transnationale européenne pour la conservation, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel.

 

Ø      Programme Philoxenia

 

Il s’agit d’un programme pluriannuel en faveur du tourisme.

 

Ø      Programme du cadre européen en faveur de la culture (Culture 2000)

 

Il contribue au financement de projets culturels présentés dans tous les domaines : les arts de la scène, les arts visuelles et plastiques, la littérature, la musique, l’histoire et le patrimoine culturel.

 

Avec un budget de 167 millions d’euros pour la période 2000-2004, il a pour but de valoriser la diversité culturelle de l'UE, la créativité, l'échange entre les acteurs culturels de l'UE tout en rendant la culture plus largement accessible au public. Un soutien financier est accordé aux projets sélectionnés sur la base d'un appel à candidatures, publié au début de chaque année.

 

Ø      Ville européenne de la Culture

 

Elle a été conçue pour promouvoir la richesse et la diversité culturelle des villes européennes, tout en mettant en valeur leur patrimoine commun et la vitalité de leur production artistique. Salamanque a obtenu cette désignation l’année dernière. Cordoue est en train de se préparer à être désigné ville européenne de la culture pour 2016, année pendant laquelle la ville choisie sera à nouveau espagnole. On compte sur le soutien de Son Altesse Royale, le Prince des Asturies, et le Groupe de villes du patrimoine mondial d'Espagne. Aujourd’hui nous voudrions compter aussi sur le soutien de cette deuxième Conférence régionale.

 

Ø      Les Journées Européennes du Patrimoine

 

En 1991, le Conseil de l’Europe crée officiellement les Journées Européennes du Patrimoine (JEP), avec le soutien de l’Union Européenne. Au-delà du but originaire d’ouvrir les monuments et sites au public, l’objectif des Journées européennes du patrimoine est multiple :

- Rapprocher les citoyens européens de leur richesse culturelle et les sensibiliser à la diversité culturelle et à ses diverses expressions.

- Sauvegarder le patrimoine menacé.

- Favoriser l’ouverture aux autres, tout en luttant efficacement contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance.

- S’ouvrir au futur, en s’adaptant, en interprétant à nouveau les témoignages culturels du passé avec leurs implications politiques, sociales et économiques.

- La découverte d’un patrimoine commun, riche en diversité, contribuant à faire de l’Europe un lieu de rencontre de la connaissance mutuelle, de la compréhension réciproque et de l’acceptation des différences.

Au sein de l’OVPM il y a la Journée de la solidarité des villes du patrimoine mondial, qui se tient chaque 8 septembre en commémoration de la naissance de notre Organisation en 1993 à Fès. Ces démarches qu’on a apprises lors de ces Journées européennes du patrimoine peuvent sans doute servir à notre région et pourraient être adoptées dans notre Journée de la solidarité.

 

Ø      La Fondation Européenne pour les Métiers du Patrimoine (FEMP)

 

C’est une ONG qui s’est développée avec le soutien du Conseil de l’Europe entre 1996 et 2001. Depuis 1999 elle a développé ses programmes au moyen d’une association de membres basée à Strasbourg. Parmi les membres de plein droit se trouvent des représentants du Conseil de l’Europe, de l’UNESCO, du Parlement Européen et du Conseil international des monuments et des sites (l’ICOMOS).

 

L’objectif de la Fondation est de « favoriser le progrès du savoir faire de la conservation du patrimoine et sa transmission », autrement dit, de donner aux professionnels les moyens de mieux conserver et transmettre le patrimoine existant.

 

Ø      Les parcs thématiques historiques et culturels

 

Ces dernières années plusieurs expériences ont démontré l’essor du tourisme culturel en Europe, comme le développement de musées en plein air, l’éclosion des écomusées, la prolifération de centres d’interprétation du patrimoine pour présenter les questions spécifiques de certaines régions (souvent au moyen de systèmes électroniques et audiovisuels très sophistiqués) ; la création de produits récréatifs d’histoire vécue avec des acteurs volontaires qui jouent des personnes d’autrefois au quotidien, avec leurs vêtements, leurs habitudes, leur langue… Ainsi les efforts de conservation des traditions et des paysages dans des environnements ruraux comme un attrait pour les touristes témoignent de l’intérêt pour le tourisme culturel.

Du point de vue de la volonté de production culturelle, les formats de présentation de la culture les plus en vogues aujourd’hui sont :

a) Les musées, qui communiquent des contenus liés aux objets qu’ils représentent.

b) Les écomusées, qui interprètent des procédés à partir de la récupération explicative de la mémoire du lieu, tout en reliant les divers éléments qu’ils présentent.

c) Les parcs thématiques, qui récréent des chapitres de notre histoire et de notre culture, grâce à une sélection de thèmes, afin de produire des expériences à leurs visiteurs.

C’est seulement dans ce type de format qu’il y a, à proprement parler, de la thématisation. Thématiser la présentation de la culture doit avoir comme but la création d’une « expérience » culturelle. Ainsi, au moyen de la thématisation, le patrimoine culturel qu’on a hérité sert à la création de patrimoine neuf et à la création d’expériences liées à celui-ci.

Quant à l’organisation de produits de tourisme culturel, il faut tenir compte d’une série de principes généraux :

 

1.      Réaliser la programmation au moins deux ans à l’avance.

2.      Consolider les évènements à travers la répétition périodique annuelle.

3.      Diffuser le programme au secteur professionnel au moins un an à l’avance.

4.      Établir un système de réserves qui se met en marche au moins six mois avant que les évènements n’aient lieu.

5.      Assigner au minimum 10 % du budget de l’organisation de l’évènement à des buts publicitaires pour sa promotion.

6.      Établir des horaires d’ouverture des bureaux d’information touristique en accord avec les horaires des musées et des monuments de chaque ville.

7.      Adopter un horaire minimum de référence pour les musées et les monuments qui s’adapte aux nécessités et aux attentes de la demande touristique de chaque ville.

8.      Conjointement avec les responsables des musées et des monuments, on promouvra la vente anticipée des billets et leur acquisition sur Internet afin de faciliter l’organisation du voyage aux tour opérateurs spécialistes.

 

Il n’en reste pas moins que, en plus des efforts réalisés par les villes et les autorités municipales, les États doivent, eux aussi, collaborer à la promotion et au développement du tourisme culturel.

Ainsi, nos gouvernements doivent adopter une série de mesures pour atteindre les objectifs fixés (plusieurs d’eux l’ont déjà fait):

 

-          Renforcer la promotion de l’offre touristique culturelle européenne à l’échelle mondiale.

-          Réunir des efforts entre les principaux pays touristiques européens afin de créer un plan d’action conjoint pour le tourisme culturel de l’Europe du Sud et de la Méditerranée.

-          Créer des plans d’action pour le développement du tourisme culturel.

-          Favoriser les initiatives mises en œuvre dans le domaine du tourisme culturel.

-          Établir des plans d’aide économique pour préparer nos villes en visant à un tourisme culturel de qualité.

-          Réaliser et mener à terme une politique de réhabilitation et conservation de notre patrimoine culturel et monumental.

-          Réunir les efforts des organismes publiques et privés et des entreprises pour la création et développement de produits de tourisme culturel de qualité.

-          Mise en route des campagnes pour que les citoyens prennent conscience de leur responsabilité de sauvegarder notre patrimoine.

 

Je voudrais remarquer maintenant que le gouvernement espagnol, tout en réalisant quelques plans très intéressants pour la promotion du tourisme culturel, doit intensifier sa collaboration avec les villes et les mairies. Il doit aussi augmenter son apport aux finances municipales, étant donné que la plupart des dépenses des villes du patrimoine mondial sont à la charge des mairies, qui ont du financement insuffisant et peu d’aides.

 

Enfin, je veux relever l’importance du tourisme culturel dans la région de l’Europe du Sud et de la Méditerranée.

 

Nos villes du patrimoine mondial possèdent plusieurs monuments et bâtiments historiques, lesquels, conjointement avec le propre urbanisme de nos centres-villes historiques, sont par elles-mêmes une offre de première qualité pour le tourisme culturel. De plus, nos villes ont les trésors les plus grands de l’histoire de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, dans les multiples musées, très prestigieux, qui hébergent des pièces archéologiques très précieuses et des œuvres des artistes les plus célèbres du monde, aussi bien dans la peinture que dans la sculpture, etc.

 

Il est très important d’interpréter ce patrimoine d’une manière soigneuse et professionnelle pour le faire la ressource naturelle la plus importante pour les citoyens et le tourisme. C’est pourquoi on doit mettre en route des systèmes d’interprétation, investigation et diffusion du patrimoine de sorte qu’on obtienne le meilleur résultat possible.

 

Toutes ces ressources, bien administrées, contribuent énormément à l’attrait culturel de nos villes.

 

Il est impossible de mentionner ici tous les produits de tourisme culturel. C’est pourquoi on va exposer brièvement les plus originaux afin que nous connaissions ce qu’on fait dans les autres villes de la région. Grâce à cet échange d’expériences, on pourra prendre des idées pour les adapter dans nos villes respectives. On pourrait même envisager que certains évènements culturels deviennent itinérants et puissent se déplacer et se tenir dans les villes intéressées. De cette sorte, nous nous enrichirons tous.

 

Si on réalise une étude détaillée des agendas de tourisme culturel des villes du patrimoine mondial dans notre région, on y trouve des attraits très intéressants, comme par exemple : des marchés médiévaux, des soirées gastronomiques historiques et culturelles, des spectacles équestres, des spectacles de fauconnerie, théâtre dans des rues et des places, des visites théâtrales thématiques à la vieille ville, des parcs thématiques culturels, des tournois médiévaux de chevalerie, des spectacles de machines de guerre médiévales, des défilés, des remémorations de fêtes et d’évènements de la vie romaine, séfarade, arabe, médiévale, baroque, de la Renaissance, etc.Pour conclure, je voudrais exposer quelques conclusions qui résument ce qu’on a dit jusqu’à présent :

1. La culture et notamment l’histoire et son héritage architectural sont devenus l’un des grands attraits touristiques, ce qui concerne directement les villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée.

2. La fragilité de l’espace nécessite une planification ayant pour but principal le maintien de la vitalité dans les vieilles villes et qui est basée non seulement sur la promotion mais aussi sur la régulation des flux touristiques. L’accès aux centres-villes (zones piétonnes, parkings, signalisation touristique) est donc fondamental pour la sauvegarde, avec des critères justes qui le mettent à la disposition des visiteurs.

3. De plus, il serait nécessaire de changer les horaires d’ouverture des monuments et des magasins, de moderniser le tourisme et renforcer l’initiative privée dans la gestion du tourisme. La renaissance du patrimoine se base sur la création d’attentes pour que le visiteur revienne.

4. Le tourisme, grâce à une bonne gestion, est lui aussi une garantie de sauvegarde et d’amélioration de la ville. Les ressources générées par le tourisme et la culture doivent tourner à l’avantage de la société, en emplois, nouveaux investissements, etc.

5. On doit renforcer la promotion. Il faut travailler, non seulement dans la projection de l’image culturelle à travers la publicité et le marketing, mais aussi à travers l’informatique et les systèmes les plus innovateurs de gestion de l’offre.

6. Il ne suffit pas d’avoir des ressources culturelles ; il faut aussi les transformer en produits touristiques culturels qui puissent être commercialisés avec du succès dans les marchés touristiques internationaux.

7. La coopération entre les administrations publiques des pays respectifs est indispensable. Il faut aussi faire participer le secteur privé.

Afin de rapprocher nos villes vers les objectifs communs qui nous unissent, il faut désormais prendre certaines décisions. Je voudrais en suggérer quelques-unes :

1. Faire appel aux responsables des différents organismes nationaux de tourisme de chaque ville dans le cadre de l’European Travel Commission pour présenter notre réseau de villes et leur exposer la possibilité de réaliser des promotions extérieures au Japon, aux Etats-Unis, etc., conjointement sous l’angle du tourisme culturel.

2. Établir des échanges d’expériences, évènements et produits de tourisme culturel parmi nos villes.

3. Création d’une base de données d’informations disponibles afin de trouver toutes les entreprises et tous les produits de tourisme culturel. Comme on a déjà vu, il y a de plus en plus d’entreprises dans nos villes et de professionnels dédiés à la gestion culturelle, à l’étude, au développement et à l’exécution de produits de tourisme culturel.

4. Participer de façon conjointe et coordonnée, aux Journées européennes du patrimoine, en proposant une activité commune à réaliser dans toutes les villes du patrimoine mondial de notre région.

5. Souscrire à un accord global pour que les citoyens de nos villes respectives puissent obtenir quelques bénéfices ou avantages lorsqu’ils visitent une ville de notre région (par exemple, réduction dans les prix des billets dans les musées et monuments, dans les hôtels, les spectacles culturels, etc.).

6. Organiser des journées d’étude pour les techniciens de réhabilitation et de sauvegarde de nos villes.

7. Organiser des journées d’études pour les techniciens de tourisme et culture et pour les gestionnaires du tourisme culturel.

8. Éditer un agenda annuel du tourisme culturel de notre région.

9. Il faut travailler depuis la Commission technique de financement pour l’obtention d’aides communautaires pour développer des politiques de tourisme culturel.

10. Réaliser un inventaire des ressources et des produits touristiques culturels de chacune des villes avec un modèle commun de données pour l’intégrer au système d’information de notre région.

11. Utiliser le site web de la région, en incluant des informations mises à jour de chacune de nos villes ; l’Internet est de plus en plus utilisée par les citoyens lorsqu’ils programment leurs voyages.

12. Collaboration de chacune des villes dans l’étude et le développement d’un plan de marketing conjoint qui comprenne aussi bien des publicités que des promotions des villes du patrimoine mondial de notre région, présentes aux principales foires de tourisme internationales, avec le soutien des gouvernement respectifs.

Merci beaucoup de votre attention.

Marcelino Ferrero

 

Ensuite, la parole est à M. l’adjoint au Maire de Lyon, en représentation des villes françaises.

 

 

  1. Intervention de M. Patrice Beghain, adjoint au Maire de Lyon

 

Merci, M. le Président. Tout d’abord, je voudrais vous montrer un petit document audiovisuel qui a été préparé par l’un des responsables de la ville de Lyon :

 

En 1990 : déclaration des premières journées urbaines de protection du patrimoine architectural urbain et paysager.

En 1998 : reconnaissance du site historique de Lyon par l’UNESCO.

 

Le patrimoine a de vrais défis de développement durable.

Il y a 3 caractéristiques de base du site historique qui répondent aux critères de l’UNESCO :

 

1. Une géographie unique : deux fleuves et deux collines.

2. Cohérence de tout l’ensemble urbain, qui représente un témoignage exceptionnel de la continuité de l'installation urbaine sur plus de deux millénaires.

3. Préservation de la vie quotidienne dans les quartiers historiques.

 

Le site historique de Lyon est un patrimoine urbain vivant ; le grand avantage étant qu’il n’est situé ni dans un territoire privilégié ni dans le passé.

 

Cette reconnaissance de la part de l’UNESCO n’est pas un simple prix d’excellence demandant l’inscription de ce site historique sur la liste du patrimoine mondiale ; c’est aussi un engagement d’une manière durable à présenter et faire ressortir son patrimoine monumental et archéologique, à lier le patrimoine au grand défi de la rénovation urbaine, à faire que les lyonnais s’identifient au patrimoine de leur ville et à optimiser la qualité de l’accueil des visiteurs.

 

Enfin, Lyon est la capitale de l’une des régions les plus riches d’Europe, un croisement de fleuves et de routes entre le nord et le sud de l’Europe. Pour perfectionner cet engagement il est nécessaire de développer la solidarité internationale. La ville essaie de développer un projet d’évaluation de la ville partagé avec les citoyens, tout en profitant des effets de cette reconnaissance. Ce projet est entrepris par des acteurs publics et privés, aussi bien que par des internationaux. De cette sorte, contrairement aux antécédents, le terme « patrimoine » ne concerne pas seulement la sauvegarde ; à Lyon, la distinction de l’UNESCO souligne une conception spécifique du patrimoine comme un territoire d’urbanité et le témoignage de la diversité créative de la ville.

 

Au-delà de l’aspect promotionnel de ce document, vous avez remarqué qu’il y a aussi une approche de ce sujet, typiquement lyonnais. Après 40 ans, on a évolué à Lyon d’une simple sauvegarde du patrimoine (se bornant aux monuments historiques, isolés d’une approche territoriale du patrimoine) vers une approche urbaine. Cela a été possible grâce à une série de dates : 1960, le Vieux Lyon devient « zone protégée » ; en 1994, le quartier des ouvriers et l’industrie textile devient une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). En 1998, on réussit l’adhésion à cette liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, qui comprend toute la vieille ville. Suite à ces dates, on a travaillé sur cette approche du patrimoine, en commençant par le patrimoine édifié. Nous voulions pourtant intégrer une dimension humaine et sociale, puisque lorsqu’on passe de la dimension du monument au territoire, on y trouve l’homme.

 

Aujourd’hui on réfléchit sur les projets actuels concernant le développement de la ville, notamment un projet très important pour les 20-30 prochaines années : le développement d’une zone où la Seine et le Rhône confluent ; une zone un peu oubliée au passé à Lyon. On situait là tout ce que l’on ne voulait pas dans le centre-ville : la prison, le marché, quelques activités économiques… C’était une zone que l’on ne voulait pas en ville. Lyon cherche aujourd’hui à l’équiper et l’aménager, tout en respectant son identité actuelle face à l’avenir.

 

L’approche actuelle du patrimoine dans la ville implique une autre façon de comprendre la manière même de gouverner la ville, ce qui me semble intéressant à relever. Il est clair que les autorités municipales ne peuvent pas tout faire, car elles n’ont pas les pleins pouvoirs pour agir. Il faut donc stimuler le rôle des politiciens et adopter une volonté politique claire ; mais il y a en même temps des intérêts contradictoires qui interfèrent.

 

A présent on est en train de rédiger une lettre aux commerçants et aux prestataires de services de la vieille ville et le quartier romantique et de la Renaissance ; il s’agit de régler la publicité, l’aspect des terrasses, etc. Pourquoi abîmer le paysage urbain et envahir l’espace urbain, en portant préjudice aux visiteurs ? Il n’est toujours pas facile de faire cette approche ; il n’est pas facile de parler avec ceux qui croient que le patrimoine est surtout une source de revenus de développement économique. Il faut les convaincre que, pour l’intérêt de tous, il faut chercher un bilan entre les activités commerciales, la promotion, la liberté du touriste et la vie des citoyens ; telle est l’approche du patrimoine à Lyon depuis les années ’60 : sauvegarder au moyen des procédures établies la vie des habitants, prendre en considération ses demandes, ses nécessités, tout en cherchant à transformer les quartiers anciens en musées. Voici l’un des points forts de notre approche.

 

Quels sont les défis aujourd’hui ? L’un d’eux est de compléter la ville, aménager les territoires restants ; et de faire que tous les citoyens de la ville incluent dans leur approche du patrimoine le secteur sauvegardé pendant les années ’60 et la zone déclarée comme patrimoine mondial dans les années ’90.

 

Ce sont les évènements clefs, mais aujourd’hui l’ensemble des citoyens doit s’engager, le patrimoine ne leur est pas étranger. On a commencé une approche scientifique et politique ; scientifique, puisqu’elle inclut un inventaire du patrimoine, notamment des zones non protégées, et politique, avec un travail d’élargissement au-delà du territoire de la ville. On a formé une structure inter municipale de 54 communes autour de Lyon ; qui est une association de communes qui se partagent des compétences la collecte des déchets, etc.

 

Cette structure, qui comprend 54 communes, Lyon excepté, doit se charger aussi du patrimoine, non seulement pour des raisons pratiques, mais aussi pour des raisons politiques ; quelques-unes de ces villes ou communes sont des communes de banlieue lesquelles se sont constituées au XIXe siècle comme villes industrielles. C’est pourquoi il est important de réussir une relation d’égal à égal entre ville et banlieue sur notre territoire. Les lyonnais du centre doivent comprendre l’intérêt qui demeure dans le patrimoine industriel et immobilier, qui peut bien être différent du patrimoine ancien du XIXe siècle à Lyon.

 

Voilà le défi à relever face à l’avenir ; une approche qui doit montrer la solidarité et l’entente des territoires. Il y a plus de 1.500.000 habitants à Lyon ; il faut en faire un outil de compréhension entre les communes, compréhension difficile pendant longtemps. Ces populations ont des histoires et des vécus différents, malgré leur proximité géographique. Il faut donc aujourd’hui construire une identité plurielle solidaire, qui respecte la diversité ; une entente dans ce territoire urbain sous les deux angles : celui de la mémoire et du projet.

 

Voici un exemple d’un autre évènement important : on a décidé cette année d’organiser les Journées européennes du patrimoine conjointement avec les 55 communes. Il semble évident que c’est avec une (petite) révolution qu’on va progresser vers la direction qui nous intéresse. Aussi on va organiser un évènement commun à toutes les villes du réseau à la même date, mais je vous pose un question : comment va-t-on l’organiser ? On a déjà une date : le 8 septembre. De plus, le troisième week-end de septembre on célèbre traditionnellement les Journées européennes du patrimoine. Je me demande si cela ne pourrait créer de la confusion. Dans ce cas, il faudrait donner une identité différentielle pour notre journée, par rapport aux Journées européennes.

 

Merci bien de votre attention.

 

 

10. Intervention du représentant de Naples, conseiller municipal au tourisme, Nicola Odati

 

Tout d'abord, je voudrais remercier Mme le Maire de Cordoue et le Secrétariat régional pour leur accueil. Je voudrais dire que je suis complètement d'accord avec l'introduction exprimée par Mme le Maire de Cordoue, Rosa Aguilar. Cette réunion est tenue à un moment très difficile pour notre planète, à une époque caractérisée par l'arrogance de la force de l'argent, ce qui nous donne une idée de la globalisation qui essaie de soumettre et d'uniformiser tous les faibles au lieu de chercher ce qui est spécifique et original à chacun.

 

Je suis aussi d'accord sur le fait que les villes et leurs relations, tous leurs motifs de collaboration et coopération entre les villes, peuvent jouer un rôle très important pour encourager la démocratie et la participation sociale. Les villes, au côté d'autres mouvements de citoyens et de jeunes, etc. agissant dans tant de villes du monde, peuvent représenter l'espoir d'un monde avec un développement différent de celui qui propose la force des armes et l'argent. Le respect de la personne humaine et du patrimoine vont de pair. Naturellement, les conflits et les guerres mettent en grand risque les vies humaines ainsi que les rues et les monuments sans discrimination, et, naturellement, pour ceux qui veulent protéger le patrimoine, la vie fait partie intégrante du patrimoine.

 

Ce qu'a dit Mme le Maire de Cordoue est un avertissement très important. Nous devons travailler dans un monde et certaines choses peuvent être sauvegardées. Les personnes et les marchandises peuvent circuler librement et pour cela la paix est quelque chose d'essentiel, ainsi que pour le tourisme, le commerce, le développement, les relations entre les peuples, etc. et la ville de Naples fait confiance aux organismes comme celui-ci, qui est un organisme de collaboration entre plusieurs villes. Nous nous sommes engagés dans des initiatives de solidarité et de coopération sociale, de développement, croissance économique, et, surtout, à la tutelle du patrimoine, de la culture et du tourisme. Notre objectif n'est pas seulement de conserver, mais aussi de restaurer, récupérer et rendre notre histoire au public; nos monuments, un patrimoine dont nous profitons en ce moment à la ville de Naples et qui depuis 1996 fait partie de l'UNESCO et de cette organisation, étant donné qu'il s'agit d'une ville qui a la chance de disposer d'un patrimoine très riche, très significatif.

 

Nous travaillons pour revaloriser ce patrimoine et spécialement la vieille ville et le centre historique de la ville de Naples, dont les limites inférieures et supérieures ont une grande valeur. Notre initiative la plus significative au point de vue de l'estimation culturelle touristique s'appelle Initiative des Monuments. Tous les monuments, patios et bâtiments historiques, quelques-uns moins connus que d'autres, nous voulons les ouvrir gratuitement au public, même s’il ne s’agit pas de biens de propriété publique mais privée. Donc, c'est avec enthousiasme que nous nous engageons sur la proposition de consacrer le 8 septembre à l’accès gratuit aux musées et monuments. En conséquence, en plus des six week-ends des mois de mai et juin déjà mobilisés, nous en ajouterons encore un autre, participant ainsi à l’initiative de cette ville et le reste des villes qui font partie de l’OVPM.

 

J’aimerais vous dire quelques mots sur Naples. C’est la troisième ville italienne avec deux millions de citoyens, trois millions en comptant la zone urbaine. On a beaucoup investi pour récupérer notre patrimoine, notre culture et aussi pour favoriser le développement touristique. C’est une ville très ancienne, plus ancienne que Rome, et bien que Rome ait joué un rôle différent dans l’histoire, notre ville a un énorme patrimoine archéologique, en plus d’autres patrimoines d’époques postérieures qui ont donné à notre ville une valeur historique et culturelle énorme, à l’époque de la Renaissance et avant, par exemple, les Arabes y étaient aussi, le Baroque…

En résumé, il s’agit d’une ville avec un patrimoine considérable, situé au cœur d’une zone très importante, du point de vue historique et culturel autant qu'environnemental. Dans le Golfe de Naples, par exemple, on trouve de véritables perles, comme les îles de Capri et d’Isquia, etc., qui sont superbes, et Pompéi, bien entendu. Toute la zone métropolitaine doit être patrimoine mondial.

 

Ainsi, je trouve très intéressant l’essai que la ville de Lyon a fait à propos d’élargir à toutes les communes, même si elles sont plus petites, cette potentialité, cette particularité d’être identifiées comme patrimoine mondial. À mon avis, il s’agit d’une initiative que d’autres villes, comme Naples, pourraient adopter.

 

Nous travaillons pour valoriser et revaloriser notre patrimoine avec des investissements en infrastructures très importantes, afin que les gens puissent bien sûr en profiter. Nous avons doublé le trafic aérien et portuaire. Nous sommes en train d’achever une ligne de train à grande vitesse, grâce à laquelle Naples fera partie du réseau le plus important du pays. Les temps de voyage diminuent progressivement. Nous voulons aussi améliorer les systèmes de transport dans la ville en réalisant une ligne de métro qui sera une des plus modernes d’Europe. De plus, nous avons voulu que l’art fasse partie de ces mêmes infrastructures de transport, afin que nos stations de métro soient des musées d’art moderne et contemporain visitées par tous les usagers du métro. En plus, nous avons décidé de réaménager et développer une partie de notre territoire vers l’environnement. Par exemple, l'ancienne zone de Bagnoli, qui est au bord de la mer et a été abandonnée au secteur sidérurgique il y a un siècle, a pu être transformée en une zone de développement touristique avec un port touristique, plusieurs hôtels, un parc urbain tout en assainissant des marais qu’il y avait dans le passé.

 

Évidemment, on est en train de réaliser un effort important dans le champ de la conservation de notre patrimoine monumental et culturel, spécialement avec les grands bâtiments historiques comme l’Hôtel des Pauvres, dont la construction fut commandée par Charles III de Bourbon en 1730 et sur lequel on réalise aujourd’hui un effort de réanimation réellement considérable.

 

Un autre bâtiment est la Pharmacie des Incurables, un endroit vraiment magnifique situé dans un hôpital fermé au public et qu’on essaie de récupérer pour le rouvrir. Certains monuments ne pourront être visités par le public que pendant cette période des mois de mai et juin.

 

En conséquence, nous voulons faire partie de ce travail commun et notre présence ici aujourd’hui revêt une double signification. Premièrement, cela nous permet de reconnaître l’importance de certains moments comme celui-ci, moment d'échange et de concertation, et aussi d’annoncer la disponibilité de la ville de Naples pour avoir, selon les modalités indiquées par le Secrétariat régional, un engagement plus important dans cette organisation. Nous sommes prêts à nous engager. On a entendu ici des propositions très intéressantes en ce qui concerne l’information. Par exemple, on pourrait organiser une rencontre pour réaliser un site web, élaborer du matériel informatif afin d’atteindre les conditions idéales pour connaître mutuellement nos villes en arrangeant des rencontres dans les différentes villes. À cet égard, Naples est disposée à accueillir tout type de rencontre et aussi à améliorer le monde grâce à des documents, hypothèses de travail, propositions, matériel de documentation, etc.

 

À mon avis, des occasions comme celle-ci peuvent être très importantes si elles sont bien interprétées et si on s'exige une augmentation de la collaboration. Nous traversons un moment pas facile étant donné qu’il y a une crise dans le secteur touristique et il s'agit de situations difficiles que Monsieur le conseiller municipal de Cordoue nous a rappelées. Ce sont des difficultés qui nous touchent directement, pas seulement les institutions. Il faut profiter des moments difficiles comme l'actuel pour trouver tous ensembles des mesures qui nous permettent de travailler ensembles et développer le tourisme. Donc, à mon avis, appartenir à l'Organisation des villes du patrimoine mondial est quelque chose de très important sur le plan de la reconnaissance et de la fierté. Conséquemment, nous ne voulons pas que notre participation ne soit que symbolique, mais nous voulons travailler pour que cela soit toujours quelque chose d'important pour nos villes.

 

Merci beaucoup.

 

 

11. 13 h 00. Fin de la séance de travail

 

 

12. Intervention de Monsieur Miguel Lima, conseiller municipal d'Évora (Portugal)

 

Bonjour à tous. Pendant mon intervention, je vais essayer de partager avec vous les conclusions d'une rencontre de villes portugaises, de centres historiques classés patrimoine mondial, une rencontre qui a eu lieu à Évora au mois de juillet 2002, où on a discuté des problèmes communs à ces centres historiques. L'exposé oral sera accompagné d'images des villes classées afin de vous faire connaître le très riche patrimoine de ces villes et du Portugal.

 

Comme je l'ai déjà dit, la rencontre de villes portugaises classées patrimoine mondial a eu lieu à Évora le 5 juillet 2002. Je vous passerai des images des 5 villes. Cette rencontre a eu pour but de débattre sur des sujets communs et de trouver des stratégies communes afin de résoudre ces problèmes. À la fin, on est arrivé à des conclusions que je vais lire et qui résument les problèmes rencontrés et les questions auxquelles on doit faire face dans la gestion de ces centres historiques classés.

 

Le Maire d'Angra do Heroísmo, le Maire d'Évora, le Maire de Guimarães, ici présent aujourd'hui, le Maire de Sintra et un conseiller municipal de Porto ont participé à cette rencontre.

 

Actuellement il y a 554 monuments et endroits inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, 187 desquels sont des grands ensembles. En Europe, 64 centres historiques font partie de cette liste. Jusqu'ici, au Portugal, il n'y a que 5 centres historiques qui ont mérité cette distinction de l'UNESCO : Angra do Heroísmo en 1983, Évora en 1986, Sintra en 1995, Porto en 1996 et plus récemment Guimarães en 2001. Malgré la diversité culturelle et la variété de son patrimoine construit, les centres historiques portugais font face à des problèmes communs : le vieillissement de la population résidente et la complexité des questions sociales, l'inquiétude croissante pour la sécurité des populations résidentes, la dégradation des immeubles, l'excès de circulation routière, la modernisation des services urbains, l'harmonisation du tourisme avec la vie locale, et la conservation et mise en valeur des monuments sont des défis auxquels les administrations municipales doivent faire face plus intensément.

 

Conformément aux dispositions de la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l’UNESCO le 16 Novembre 1972 à Paris et ratifiée par l’état portugais, les états membres s’efforceront dans la mesure du possible de prendre les mesures juridiques, scientifiques, techniques, administratives et financières adéquates pour l'identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la réanimation de ce patrimoine classé. Il est indispensable de mettre en place un système de coopération entre l’administration centrale et les administrations locales tout en respectant les compétences particulières à chaque administration. Cette coopération doit s’étendre à toutes les villes impliquées en établissant des moyens d’entraide et d’échange d’expériences à caractère durable.

 

La classification par l’UNESCO des centres historiques entraîne des responsabilités qui s'ajoutent à la défense et à la mise en valeur de ce patrimoine au niveau local, national et même international. La population, ses organismes représentatifs et les différentes communautés, ainsi que les forces vivantes qui opèrent dans la ville, doivent jouer un rôle essentiel afin de faire face à ces problèmes, surtout si on constate un décalage entre les moyens financiers disponibles et les besoins d’investissement auxquels il faut répondre chaque année dans les villes.

 

En ce qui concerne le Portugal, à l'exception du deuxième élément du programme Polis (programme de réaménagement urbain et valorisation de l’environnement des villes), il n’y a aucun fonds public spécialement consacré aux centres historiques classés par l’UNESCO. Au contraire, la législation nationale et les stimulants économiques liés à cette loi ne font que favoriser la construction d’immeubles neufs au détriment de la restauration d’immeubles anciens.

 

Les résultats des programmes Recría, Realita et Solar sont bien insuffisants, étant donné la dimension du problème de logement qu’il y a dans les centres historiques et considérant en même temps que la loi en matière de location de logements actuellement en vigueur n’incite pas les propriétaires à accomplir des travaux de conservation périodique. Dans le cas particulier des logements non occupés, la capacité d’agir des autorités municipales est très limitée et dans les travaux coercitifs à cause d’effondrement imminent ou d’autres raisons, cette capacité d’agir devient excessivement bureaucratique, lente et chère.

 

En plus des mairies, d'autres entités dotées des compétences pour accorder des permis urbanistiques interviennent dans la gestion du territoire. De plus, concernant les structures installées dans le sous-sol, il y a des problèmes d’administration intégrée dont la solution exige des moyens d’action innovants à adopter par les entités publiques et privées et cela entraîne des dépenses énormes pour les municipalités et les mairies. Pour finir, certains travaux dans l’espace public-privé requièrent une intervention archéologique attentive avec des dépenses ajoutées pour les promoteurs.

 

Il faut aussi considérer que le fonctionnement des établissements de divertissement nocturne est souvent incompatible avec la tranquillité que les voisins méritent et que le commerce traditionnel requiert une restructuration profonde pour qu’il maintienne une fonction essentielle dans la ville. On doit aussi tenir compte du fait ou du besoin de limiter la circulation des véhicules privés dans le centre-ville. Il arrive que ces mesures restrictives provoquent l’incompréhension de nombreux secteurs de la population. La qualité environnementale urbaine est affectée de façon négative par des activités dont la localisation est inadéquate selon les exigences de la vie moderne.

 

Considérant toutes ces circonstances, les représentants des villes réunis à Évora décident d'adopter les présentes mesures d'intérêt commun pour ces villes et en particulier pour la conservation et la mise en valeur des centres historiques portugais classés par l'UNESCO au patrimoine mondial.

 

Dans le secteur intérieur, au niveau national.

 

1.- Premièrement, créer une association des villes portugaises du patrimoine mondial.

2.- Approfondir les relations politiques, institutionnelles et techniques entre les 5 villes.

3.- Favoriser les associations techniques pertinentes auprès de l'UNESCO et favoriser des moyens d'action communs qui mènent à la mise en valeur permanente des espaces classés au patrimoine mondial.

4.- Établir une relation permanente et un échange d'information permanent avec l'UNESCO et ses partenaires techniques.

5.- Organiser une rencontre annuelle dans chacune de ces villes sur un sujet spécifique et en débattre en présence de représentants politiques, de techniciens, d'entrepreneurs, d'agents culturels et sociaux et de la population en général.

6.- Renforcer le dialogue avec le gouvernement de la République portugaise vu la reconnaissance évidente de la situation particulière des centres historiques classés au patrimoine mondial.

7.- Fixer, pour chaque ville, l'anniversaire de la classification au patrimoine mondial.

8.- Réclamer au gouvernement de la République portugaise la détermination urgente de règles normatives spécifiques, surtout dans le domaine urbanistique et d'édification urbaine ainsi que la planification des programmes d'aide financière exceptionnels pour les zones dans les centres classés au patrimoine mondial.

9.- Renforcer la participation en utilisant les axes spécifiques du programme Polis.

10.- Institutionnaliser et favoriser une marque commune des villes et villages qui font partie de l'association que nous voulons créer et réclamer aux responsables du tourisme l'importance des actions communes afin qu'ils fassent la promotion de ces villes comme destinations touristiques et endroits de recherche touristique d’une importance exceptionnelle.

 

 

Deuxièmement :

1.- Souligner la présence d'Évora comme membre du Conseil d'administration de l'OVPM pour le mandat 2002-2003.

2.- Renforcer l'importance de la participation portugaise dans le Secrétariat régional de l'Europe du Sud de l'OVPM qui siège à Cordoue.

3.- Renforcer la participation dans des réseaux de coopération internationale spécifiquement consacrés aux thèmes du patrimoine et de la culture.

4.- Resserrer les relations entre les associations des villes du patrimoine mondial existant en Espagne et en Italie.

5.- En dernier lieu, profiter des opportunités offertes par les différents programmes de l'UE, particulièrement Interect 3 et Cultural.

 

Merci beaucoup.

 

 

Marcelino Ferrero.

 

Merci beaucoup. A présent, l'intervention du représentant de la ville grecque de Rhodes, Mme Lee Minaidis.

 

 

13. Intervention de Mme Lee Minaidis, adjoint au Maire de Rhodes (Grèce)

 

Merci beaucoup. Tout d'abord, je voudrais remercier notre hôte Mme le Maire Rosa Aguilar pour son hospitalité et aussi féliciter le coordinateur régional pour cette rencontre, pour l'organisation si réussie d'une rencontre très pertinente en ce moment.

 

Je voudrais parler maintenant des sujets concernant le tourisme culturel sur lesquels nous avons déjà débattu ce matin. À mon avis, il s'agit de quelque chose de très important pour les villes du patrimoine mondial qui accueillent des millions de touristes pendant toute l'année.

 

Nous voulons aussi attirer plus de visiteurs ou un type différent de visiteurs parce que, au moins dans le cas de Rhodes, une île avec 320 jours de soleil par an et des plages superbes, nous n’avons pas assez insisté sur le tourisme culturel pendant beaucoup d’années, nous nous sommes endormis sur nos lauriers et nous n’avons pas bien réalisé que l’industrie touristique peut parfaitement dépendre de cette ressource.

 

Cependant, alors qu'il y a de plus en plus de destinations touristiques qui offrent plus ou moins le même produit, il faut trouver une valeur ajoutée et donc nous devons penser « j’ai toute cette histoire, des bâtiments superbes et plus de choses à promouvoir, pas seulement le soleil et les plages. » Pour la plupart de nous, le tourisme culturel serait une façon d’étendre nos saisons, surtout dans le cas du secteur plage-soleil, où la saison n’a qu’une durée de quelques mois. Néanmoins, il y a d'autres types de tourisme qui peuvent avoir lieu à n’importe quelle époque de l’année. Il s’agit aussi d’une manière de donner plus d’importance et d’attirer des touristes avec un pouvoir d’achat plus élevé.

 

Nous réalisons que les organisateurs de congrès cherchent de plus en plus de destinations dans les villes historiques, que ce soit pour un congrès médical ou autre. Les organisateurs veulent leur repas de gala dans un bâtiment historique et après pouvoir dire qu'ils y ont été. Cela a un rôle important pour attirer le tourisme d’affaires. Il y a quelques mois j’ai vu une brochure de Lyon, pour la Convention Bureau de Lyon, et elle m’a plu parce qu’il y avait des renseignements sur les institutions qui organisent des congrès dans cette ville et cela peut nous aider à promouvoir un autre secteur.

 

Pendant le repas d’hier soir j’étais assise à côté du président de la Convention Bureau de Cordoue et nous avons parlé de la Convention Bureau créée à Cordoue il y a quatre ans. Je lui ai fait savoir que nous sommes en train de considérer la création d’une Convention Bureau dans notre ville. Il y a beaucoup d’endroits que vous allez voir pendant la présentation du symposium où nous pouvons organiser des congrès. Ce sont les propriétaires des hôtels où les installations se trouvent qui font la promotion de ces destinations. À mon avis, nous devons rassembler nos efforts au niveau des administrations locales ainsi que des autres organismes dans le but d’offrir un plan global où tous nos services seront intégrés.

 

Pendant la conversation que j’ai eue hier soir avec mon collègue de Cordoue, nous avons parlé des actions jointes. Par exemple, beaucoup de congrès de l’industrie pharmaceutique ou médicale changent leur siège tous les deux ans ou même tous les ans. Donc, nous pourrions essayer d’établir une espèce de réseau. Si un congrès a lieu à Lyon cette année, nous pourrions proposer une autre ville membre du réseau pour l’an prochain. À mon avis, c’est la seule façon de coopérer dans le secteur des congrès.

 

Afin que nos villes soient attractives nous avons besoin de la restauration, de la protection et des règlements. Il y a des problèmes dans toutes les villes, nous avons tous des obstacles à surmonter pour entretenir nos villes historiques. Je me demande si beaucoup d’entre vous ont eu le même problème que nous avons eu à Rhodes. Voici le problème. Normalement, au Moyen Âge les maisons étaient publiques, mais pendant la guerre elles ont été abandonnées parce que la population juive a abandonné l’île et n'y est jamais retournée. Donc, beaucoup de maisons seigneuriales sont abandonnées. Des turcs ont été rapatriés dans leur propre pays après plusieurs siècles de cohabitation à Rhodes. Ainsi, à Rhodes il y a beaucoup de maisons qui ont été fermées pendant 30 ans et nous ne savons pas exactement quoi faire d’elles. Nous pourrions les restaurer, mais il n’y a aucun propriétaire officiel. On a dû adopter une loi spéciale grâce à laquelle s’il n’y avait pas de propriétaire officiel ou d’héritiers, la propriété devenait partie du service archéologique. Par conséquent, beaucoup de ces maisons sont en train d’être restaurées. Parfois, elles sont louées aux étudiants universitaires parce que l’Université n’est pas située dans la ville fortifiée. À ce moment là, on a lancé un programme dont le but a été de restaurer ces maisons, un projet qui s’est étendu à d'autres secteurs. Je pense qu'il a contribué à la restauration de la ville médiévale de Rhodes.

 

Avant 1995, tous les bâtiments étaient sous la responsabilité du service archéologique, qui restaurait des maisons avec les moyens disponibles. Par contre, à partir de 1995, nous avons mis en place un projet visant à sauver ces maisons abandonnées. Actuellement, il y a un contrat de collaboration entre le Ministère de la Culture grec, la ville de Rhodes et ce que nous appelons le Fonds des Reçus Archéologiques, des fonds provenant des entrées des musées et des sites archéologiques de notre île. Grâce à ce contrat, c'est la ville avec son équipe technique élargie qui, sous le contrôle du service archéologique, est responsable de la restauration de nos bâtiments médiévaux mais avec l'argent du Fonds des Reçus.

 

Les actions que nous avons réalisées ont attiré beaucoup de touristes. Comme beaucoup d'entre vous l'ont dit, il existe une réglementation pour ces espaces touristiques. Nous voulons transformer les maisons en magasins, mais il ne faut pas changer tous les bâtiments en magasins car dans ce cas, le soir n'y a pas de vie, la ville devient une ville fantôme.

 

J'ai parlé au représentant d'Évora et je pense que nous avons tous des problèmes de circulation. La circulation est un sujet qui doit être examiné. Nous essayons tous de régler les mêmes choses, par exemple, la signalisation, les panneaux publicitaires, etc. Nous avons aussi essayé d'améliorer les conditions de vie de ceux qui décident de rester dans la vieille ville en ce qui concerne les installations d’eau, l'électricité, et aussi la télévision par satellite dans le but de supprimer les antennes des maisons du centre ville, tout cela grâce à la collaboration des institutions avec les constructeurs.

Pour le revêtement des rues et trottoirs nous utilisons des méthodes et matériaux anciens. Comme je l'ai déjà dit, nous voulons garder les méthodes de construction traditionnelles, artisanales. C'est un des sujets que nous avons choisis pour notre symposium à Rhodes, que je vais présenter maintenant.

 

Merci de votre attention.

 

 

14. Présentation du 7e Symposium de l'OVPM, à Rhodes, par Mme Lee Minaidis

 

Mme Minaidis fait un exposé minutieux sur le contenu, la structure et les programmes scientifique et social du 7e Symposium, en soulignant les trois forums qui composent ce Symposium : le Congrès Scientifique, le Forum des Maires et le Forum de la Jeunesse.

 

Elle a également parlé des nombreux organismes et institutions nationaux et internationaux qui ont permis la tenue de cette rencontre importante, notamment les sponsors, le Conseil d'honneur et le Conseil d’organisation.

 

 

Marcelino Ferrero

 

Merci. Même si nous n'avons pas trop de temps, je voudrais donner la possibilité de participer, d'une façon brève, au représentant de quelque ville qui veuille le faire. Je crois que le conseiller municipal de Carcassonne, M. Jean Michael Boulegue, veut parler. La parole est à vous.

 

 

15. Intervention de Jean-Michael Boulegue, conseiller municipal de Carcassonne

 

Merci beaucoup, M. le Président, mesdames et messieurs. Je ne dirai que quelques mots. Après ce superbe repas, je ne voudrais pas que vous vous endormiez.

 

Tout d'abord, merci beaucoup à la ville de Cordoue pour son accueil chaleureux. Très rapidement, je voudrais faire un petit historique de la ville de Carcassonne.

 

Le premier carcassonnais remonte à 45.000 ans av. J.-C., même si nous ne l’avons pas retrouvé qu’il y a juste deux ans près de Carcassonne : un squelette daté de 45.000 ans av. J.-C. En effet, Carcassonne est bien connue depuis l’époque romaine. C’était un passage romain pour atteindre la Méditerranée et l’Atlantique. Rapidement après les Romains, les Wisigoths sont arrivés et après les Arabes, qui y sont restés pendant une dizaine d’années. Finalement, les Francs ont été les premiers citoyens de Carcassonne. La vicomté de Carcassonne s’étendra jusqu’au XIIIème siècle, au moment où le roi de France, au nom de la Sainte Église Catholique, envahit les états pour lutter contre les Cathares.

 

Ainsi, cette forteresse existait déjà sous le règne de Saint Louis et de son fils Philippe, mais par suite de la révolte des carcassonnais contre l’armée, sacré Saint Louis fit brûler la ville et par conséquent la deuxième partie de la ville de Carcassonne, appelée la Bastille, fut construite de l’autre côté de l’ancienne ville.

 

Par la suite, voici la caractéristique de Carcassonne : la ville classée patrimoine mondial par l’UNESCO dépend peu de la ville de Carcassonne, même si les maisons sont collées à celles de la ville actuelle, parce que c’est la vieille ville qui dépend de l’état. Nous n’avons pas les mêmes problèmes que vous pouvez avoir en ce qui concerne le maintien et conservation, puisque c’est l’état français qui, au moyen de la Caisse des Monuments Historiques, gère cette ville. Par contre, cette situation particulière pose parfois des problèmes de relations, de compétences entre l’autorité chargée de la conservation de la vieille ville et la ville de Carcassonne, parce que la vieille ville est une ville vivante où environ 200 citoyens habitent. Evidemment, ces personnes n’ont pas les mêmes soucis que l’autorité chargée de la conservation. Ces personnes ont des problèmes de déplacement, de réorganisation, même à l’intérieur de leurs maisons, et, donc, ils doivent se disputer avec les architectes des bâtiments de France. Outre, la ville de Carcassonne est entourée de deux endroits classés patrimoine mondial, la cité et le canal du Midi, qui a été construit à l’époque de Louis XIV au XVIIe siècle et qui relie la Garonne à l’Atlantique et à la Méditerranée. C’est une œuvre vraiment superbe.

 

Voici plus ou moins la spécificité de Carcassonne. En ce qui concerne l’OVPM, à Carcassonne nous prenons le train en marche, puisque c’est la première fois que nous participons, mais, à l’instar des intervenants qui m’ont précédé, je dois dire que je suis très impressionné par ce que cette organisation peut apporter aux villes du patrimoine mondial sous des divers angles: premièrement, au point de vue de la conservation du patrimoine hérité de nos ancêtres lequel nous devons transmettre à nos enfants et petits-enfants; et aussi, au point de vue des relations, de la découverte des uns et des autres, de la découverte de notre richesse. Cela n’est possible que dans notre région.

 

C’est tout ce que nous voulons dire et merci beaucoup pour votre accueil.

 

 

16. Intervention d’Antonio Malgahaes da Silva, Président de la Chambre de Guimarães (Portugal)

 

Je veux remercier la ville de Cordoue pour son accueil et le fait que cette ville ait signé le baptême du feu de Guimarães comme membre du patrimoine mondial. Je voudrais saluer la représentation de Tolède, parce que c’est Tolède qui, en 1996 ou 1997, je ne m’en souviens pas bien maintenant, a été une des premières villes à remarquer le travail que nous faisions en nous attribuant un prix spécial, le prix Fondation de Tolède, que nous avons reçu avec plaisir.

 

Je voudrais aussi remercier la représentation d’Évora pour son travail commun de toutes les villes portugaises du patrimoine mondial, puisqu'elle a permis aux personnes présentes de connaître ce qu'on fait au Portugal concernant la réhabilitation urbaine. On pourrait dire que grâce à elle nous avons reçu avec plaisir la classification par l'UNESCO.

 

Finalement, je voudrais vous remercier d'avoir considéré l'idée, à mon avis très importante, de ne pas oublier l’élément essentiel pour la conservation de notre patrimoine, c'est-à-dire, ce qui se passe aujourd'hui dans le monde globalisé et qui mérite l'attention des représentants du monde entier au regard du rôle essentiel des villes et leur patrimoine, lequel ne fait pas toujours l’objet de soins spéciaux de la part des dirigeants. J'ai l'impression d'avoir entendu dans cette salle que ce sujet n'a pas été négligé dans cette rencontre. Sinon, nous tous connaissons les dommages qui peuvent affecter la population et l'humanité en générale et voilà mon remerciement.

 

 

17. Intervention de M. Marcelino Ferrero, conseiller municipal au tourisme et au patrimoine mondial de la Mairie de Cordoue

 

Nous allons maintenant assister à la présentation du site web et du livre-catalogue de la région par le technicien de la Commission Tourisme de la Mairie de Cordoue et en même temps Coordinateur régional du Secrétariat régional de l'Europe du Sud, M. Pérez de la Concha.

 

                                                                                         

18. Intervention de M. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur régional de l'Europe du Sud / Méditerranée de l'OVPM

 

Merci beaucoup. Juste une petite introduction afin d’indiquer les buts que l’on envisage d’atteindre avec ce site web. Ensuite, les techniciens qui l'ont créé et qui y travaillent toujours donneront une explication plus en détail. Tout d'abord, nous voudrions reconnaître et féliciter le Secrétariat général pour l'excellent site web de l’OVPM qui constitue un moyen d'information et de communication précieux pour nos villes.

 

Nous voulons souligner que le site du Secrétariat régional n'a aucune intention de rivaliser avec celui de l'OVPM, mais au contraire, de le compléter et l'enrichir puisque les deux envisagent d’atteindre des objectifs complètement différents. Le site du Secrétariat régional a pour but de devenir un instrument de promotion touristique, sociale et culturelle des villes associées à lui et de fournir de l'information pratique nécessaire pour organiser un voyage à ces villes. En plus, il donnera accès, par des liens divers, aux sites web des musées, bureaux d'information touristique, hôtels, restaurants de la ville en question, ainsi que d'informer sur les spectacles et évènements principaux dans le programme culturel de chaque ville.

 

Ce site permettra aussi d’établir un réseau de travail interne par courrier électronique afin d’accélérer les communications et échanger des expériences, des informations, des projets et des évènements… une espèce d’intranet. Les techniciens de chaque ville devront remplir les pages de leurs villes, et donc, la quantité d'information comprise dans leurs pages prouvera leur degré d'engagement.

 

Je passe la parole aux représentants de l'entreprise Punto Reklamo, qui ont fait le site et vont nous expliquer techniquement de quoi il se compose.

 

 

19. Intervention du directeur de l'entreprise Punto Reklamo, M. Manuel Maestre

 

Tout d'abord, bonjour à tous, et bienvenus à cette ville que, comme vos villes, a l'honneur d'être classée patrimoine mondial. Je vais essayer d'être bref parce que je vois que nous n'avons pas trop de temps. Je voudrais remercier le Secrétariat régional de l'Europe du Sud de l'OVPM pour nous confier la réalisation de ce site web. Punto Reklamo est une entreprise qui travaille dans le domaine des nouvelles technologies appliquées au patrimoine culturel. Le premier problème que l’élaboration de ce site nous a posé a été d’obtenir des informations sur 55 villes et de faire la page de chaque ville en sept langues différentes. Afin de régler le problème d’obtenir tellement d’information, nous avons créé un système d’autogestion, grâce auquel il y un squelette, une armature, toutes les villes ont la même structure et chacune doit remplir sa partie. Voilà l’autogestion. Sans préambule, je vais vous montrer la page.

 

 

20. Intervention de M. Rafael Pérez pour informer sur le livre-catalogue de la région

 

Merci beaucoup. Dans mon rapport, j’ai déjà utilisé l’expression Guide-Catalogue, au lieu de livre-catalogue. On est en train de distribuer les dossiers dont les pages correspondent aux sections du site web que l'on nous a montrées, à savoir : plan d’accès, histoire, la ville actuelle, centres d’intérêts, évènements, l’art de vivre, information et les environs. Les sections du site web aussi bien que du guide-catalogue sont les mêmes afin de consolider le structure. Nous voulons que le guide, aussi bien que le site, devienne un document pratique, simple, consacré à la promotion de nos villes dans les évènements touristiques, que nous pouvons passer aux tour opérateurs, agents de tourisme afin qu’ils connaissent nos villes.

 

A l’avenir, nous vous enverrons depuis le Secrétariat régional toutes les informations nécessaires afin que l’information de chaque ville, que chaque ville doit nous envoyer, soit complète aussi bien sur le site web que sur le guide. Chaque ville décidera ce qu’elle veut dire sur elle-même. Ce sont ceux qui l'habitent ceux qui la connaissent le mieux. Ils remplient la fiche, nous l’envoient et au Secrétariat régional nous préparerons le guide-catalogue qui sera composé de 23, 30 ou 35 villes, les villes qui composent ce Secrétariat régional.

 

Ce format nous permettra d’ajouter plus de fiches s’il y a plus de villes qui s’engagent, les éliminer ou les mettre à jour. Cela nous permettra aussi de les avoir en les différentes langues, puisqu’il y aurait un dossier pour chaque langue, l’Espagnol, l’Anglais, le Français, le Portugais, le Grec, etc. En tout cas, on accepte des points de vue différents sur les projets, il ne faut pas oublier qu’il y a 55 villes et sept langues officielles. En conséquence, le coût d’un livre-catalogue serait pratiquement inabordable. Apparemment, le format des fiches est beaucoup plus accessible et pratique par rapport à ce dont nous avons besoin. www.ovpm-resm.org est l’adresse sur laquelle vous pouvez déjà trouver le site web, pratiquer ou élaborer vos propres pages. Au fur et à mesure que le site sera plus complet, nous pourrons le diffuser, ce qui entraînera un engagement de nous tous. De toute façon, toutes ces informations seront envoyées à chaque ville par courrier électronique. Si vous voulez poser des questions ou vous avez des doutes... Evidemment, chaque ville aura son propre mot de passe afin que seulement les techniciens de la ville en particulier, en plus du Secrétariat régional, puissent avoir accès au fichier de la ville et introduire les informations qu'ils veulent.

 

Merci beaucoup.

 

 

21. Intervention de M. Juan Manuel Martínez, Directeur des programmes de l'OVPM pour présenter le Projet RIO

 

Tout d'abord, je voudrais féliciter le Secrétariat régional pour prendre l'initiative de faire ce site web, qui va compléter énormément celui de l'OVPM. Je vais vous montrer le Réseau d'Information de l'Organisation des Villes du Patrimoine Mondial (OVPM) qui est en train d’être développé. Le premier élément de ce réseau est notre site web. Quelques-uns d’entre vous l'avez déjà visité et sûrement avez vu son fonctionnement et navigation. Ce site a été essayé en 1995, à l'occasion du Colloque de Bergen, et depuis s'est agrandi d'an en an. Il est passé de 300 pages à environ 1.000 pages que le site comporte actuellement en trois langues. 20.000 personnes visitent le site de l'OVPM chaque semaine et, à présent, c’est le site de référence dans tout le web en ce qui concerne le patrimoine mondial des villes inscrites sur la liste de l'UNESCO.

 

Depuis son début, notre site a toujours essayé d’impliquer tous les membres dans la mise à jour de l’information de leurs pages, puisque, vu la quantité d'information de chaque ville et les changements dans les administrations municipales, il est impossible pour le personnel du Secrétariat général d'avoir toutes les informations à jour.

 

Il est indispensable pour tous les membres de s’engager afin de créer un vrai réseau d'information avec deux fonctionnes essentielles: fournir de l'information qui convient le mieux, ce qu'on appelle en anglais input, et obtenir de l'information de ses membres, output. Notre site d'Internet a évolué en même temps que la technologie actuelle, une évolution continuelle, grâce à laquelle la technologie passive html est devenue une technologie dynamique de base de données qui utilise l’asp comme support depuis 2000 et qui normalement rend plus facile l'actualisation. Justement notre collègue Paco Muñoz a énormément contribué à cette actualisation et donc je voudrais l'en remercier, parce que grâce à lui nous avons actualisé les informations sur notre région.

 

Étant donné que notre organisation a besoin d'établir un réseau d'information et d'avoir accès à la technologie qui convienne le mieux à nos besoins, nous avons développé une solution sur le support php, qui a donné lieu à la nouvelle version du Projet RIO. Je vais vous expliquer brièvement qu’est-ce que c’est RIO afin que vous connaissiez les buts que l’on envisage d’atteindre.

 

RIO est un outil de gestion de contenu via Internet simple et convivial permettant l’actualisation, la communication et la diffusion de l'information provenant des villes membres, les secrétariats régionaux et le Secrétariat général.

Ce système permet de développer deux entités différentes: le site web, d'accès public, et RIO, un site extranet réservé aux utilisateurs de l'OVPM: les villes membres, les secrétariats régionaux et le Secrétariat général. La technologie php est un système de gestion de l'information grâce à la création de communautés spécialisées. Il a pour but principal d'établir un système de diffusion d'articles aux membres d'une communauté. Les buts principaux du réseau RIO sont : développer et échanger des informations relatives à chaque entité, soit ville, secrétariat régional ou Secrétariat général ; permettre l’actualisation de ces informations par les différentes entités grâce à un système simple et convivial et, finalement, faciliter la communication entre eux.

 

Quels sont les avantages de ce système? Il s'agit d'une interface simple et conviviale, puisque nous avons l'intention de recréer une interface d'emploi facile sans besoin de connaissances de programmation, qui favorise la communication entre les membres, la mise à jour permanente du contenu et l'envoi d'information à un group spécialement par langue, région, etc. et donc favorise l'établissement de communautés spécialisées. Par exemple, nous pouvons créer des communautés de maires, de techniciens concernés par un certain sujet. En même temps, c'est un système modulaire de développement qui, donc, permet d’être développé au fur et à mesure.

 

Jusqu'à présent nous avons développé un module de mise à jour de contenu, un module de nouvelles et évènements dans le calendrier, un module de directoire de membres, et le module guide de gestion qui sera développé prochainement. Il y a aussi le module section jeunesse. Notre collègue Rafael a parlé à cette rencontre de sa volonté de créer quelque chose pour les jeunes et le Secrétariat général partage sa volonté. En plus, le module échange entre experts et finalement City2City dont M. Sánchez Contador a parlé. C'était au Conseil d'administration de Tolède où on a pris la décision de développer un programme grâce auquel les villes riches pourront apporter leur aide aux villes pauvres, mais qui permet aussi d'établir un échange Nord-Sud, Sud-Sud, etc.

 

Et cela fonctionne comment ? Comme nous le voyons dans le graphique, le système comporte deux sections bien définies: la première section s'appelle Extranet et est réservée aux membres du système, c'est-à-dire, les villes, le Secrétariat général et les secrétariats régionaux, et c'est l'endroit où ils peuvent échanger de l'information et, donc, profiter du module unique et exclusivement réservé aux membres de ce réseau.

 

Après, il y a la section publique ou Intranet, le système qui va nous servir de tremplin pour informer les visiteurs de notre organisation, les secrétariats régionaux et finalement les villes membres.

 

En ce qui concerne le système, j'ai préparé une petite démonstration afin que vous vous rendiez compte de son importance.

 

Comme vous le savez bien, notre site Internet actuel comporte plusieurs fonctionnalités grâce auxquelles le patrimoine des villes membres a été diffusé. Quelques fonctionnalités seront adaptées à notre nouveau système, comme le module promotion des villes. Dans ce cas-là, à chaque fois qu'un visiteur a accès à la page web une nouvelle ville apparaît, ce qui permet de diffuser la promotion de chaque ville et d'aller directement sur l'information de cette ville. L'accès à la zone Extranet se fait de la même façon que nous avons vue dans la présentation précédente, avec un nom d'utilisateur et un mot de passe. Dans ce cas-là, j'utilise l'utilisateur de Cordoue avec le mot de passe, ce qui lance la séance. Le système nous indique qu'il lance la séance et finalement nous arrivons sur la page de Cordoue.

 

Le système identifie la personne qui entre, dans ce cas notre collègue Muñoz Carreras, nous voyons sa photo. En même temps, les villes qu'il y avait avant sur l'écran ont disparu et nous avons accès au menu de gestion, qui en même temps donne accès à d'autres menus. Le premier menu s'appelle Consulte et nous permet de consulter la liste des membres, les liens, quelques documents, un calendrier et l'administration.

 

Nous avons accès à la liste des membres, tout est dans des bases de données qui sont utilisées mondialement et ici nous trouvons une liste par ordre alphabétique. On peut éditer et changer cette liste, mais on pourrait aussi le faire par nom de ville ou par région, par exemple. Si on retourne au menu principal, il y a un autre menu, Secrétariat général, où il y a des nouvelles de la part du Secrétariat général, des documents importants et un menu pour contacter le Secrétariat général. Il y a aussi le menu du Secrétariat régional de l'Europe du Sud, les nouvelles, les documents importants, etc.

 

Afin que chaque ville soit responsable de la mise à jour de sa page, on donne accès à une administration où on peut éditer le profil de chaque personne. On voit l'adresse, le courrier électronique et on pourrait voir même le numéro de téléphone ou fax. Quand on est sur le profil d'une ville il est très facile de changer ces informations. On peut aussi ajouter un évènement. Par exemple, nous avons ajouté l'évènement d'aujourd'hui, l'invitation de Mme le Maire de Cordoue à cette rencontre.

Cela se fait par des formulaires, qu'il faut remplir et envoyer. Le plus important est que cette information peut donner accès à d'autres informations. Par exemple, dans notre cas, nous voyons la nouvelle sur Cordoue mais nous voyons aussi plus d’informations sur Cordoue. Si on clique ici on voit toutes les informations sur Cordoue, des autres nouvelles de la part de Cordoue qui sont liées à la nouvelle qu'on vient de voir, aux évènements, etc.

 

Comme vous le savez, sur notre site web nous avons la même information pour toutes les villes, c'est-à-dire, de l'information historique, les critères d'inscription et aussi les contacts qui se répètent, le contact du maire, le conseiller municipal, le Secrétariat régional de l'Europe du Sud, le responsable du RIO et quelques liens vers l'Internet. Chaque administrateur peut changer ces informations.

 

Nous savons que toutes les informations que vous ajoutez sont complémentaires et donc nous voulons devenir une espèce de vitrine pour tout ce que vous faites. Nous voulons avoir une information de base qui soit intégrée dans le même système avec de l'information plus spécialisée, comme celle que le Secrétariat régional de l'Europe du Sud / Méditerranée est en train de développer. Ainsi, cette information fera partie du système du Secrétariat régional et sera intégrée directement dans notre système.

 

Il y a d'autres fonctions comme envoyer l'article à un ami, ce qui permet de diffuser l'information encore plus largement et de l'imprimer sur un format spécial.

 

Pour l'instant, nous ne pouvons changer que cette information, mais ce n'est que le début. Antérieurement le système fonctionnait sur une base ACP, mais malheureusement pas beaucoup de villes n’ont pas participé. C'est pour cela que nous avons commencé ce nouveau projet et nous voulons commencer par quelque chose simple et le développer au fur et à mesure. Il pourra y avoir, par exemple, des modules de guide de gestion, où on pourra avoir accès à une liste ou un annuaire d'experts sur des sujets divers, la liste des techniciens de chaque ville, les maires des villes, les représentants des villes dans l'OVPM et, donc, favoriser le contact continu.

 

Maintenant, je vais vous montrer le diaporama Power Point. Quels sont les défis de l'établissement de ce système?

 

Premièrement, la participation des villes. Il est essentiel pour chacune des villes de participer, sinon le système ne sera pas effectif.

 

Deuxièmement, la formation des utilisateurs, puisque, même si ce système est facile à utiliser, je pense qu'une petite formation est importante. Nous voulons faire un appel aux six secrétariats régionaux afin que cette formation soit intégrée dans leurs rencontres régionaux et, donc, on puisse favoriser l'utilisation de ce système. Finalement, il est indispensable de considérer le développement technologique afin qu'il soit adapté aux besoins spécifiques de notre organisation et ses membres. D'où l'importance pour les secrétariats régionaux et leurs membres de nous envoyer leurs impressions sur l'utilisation du système.

 

La stratégie d'établissement: la première phase de l'établissement peut avoir une version d'exploitation du système qui existe déjà. La deuxième phase implique de choisir quatre ou cinq villes témoins des différentes régions, qui feront une présentation à Rhodes afin de montrer leurs impressions sur ce système. C'est pour cela que nous devons les choisir dès que possible afin qu'elles soient prêtes pour le colloque à Rhodes.

 

La troisième phase sera l'établissement mondial, surtout de la part des secrétariats régionaux, et étant donné que ce système sera en développement continu, la

phase permanente impliquera toutes les entités, le Secrétariat général, les secrétariats régionaux et les villes membres.

 

Étant donné que notre organisation compte 6 secrétariats régionaux, on devrait avoir une ville témoin dans chaque secrétariat. Sinon, nous trouverons d'autres villes intéressées et essayerons de faire des sous-groupes de travail afin que tous les secrétariats soient pris en considération. Ainsi, à l'occasion du prochain colloque nous pourrons encourager d'autres villes à user ce système.

L'opinion de ces villes sera très importante pour nous parce que, grâce à elle, nous aurons l'impression directe des villes et pourrons connaître leurs besoins.

 

En conclusion, ce système se fonde sur la collaboration mixte et la communication entre les villes membres, les secrétariats régionaux et le Secrétariat général. Sinon, le système ne sera pas effectif, d'où l'importance de la participation mixte. Merci. Si vous avez des questions, je les répondrai avec plaisir.

 

 

22. Intervention de M. Denis Ricard, Secrétaire général de l'OVPM

 

Je vais simplement reprendre quelques points, nous passerons ensuite à la constitution des commissions de travail.

 

Trois points m'intéressent : premièrement, une des observations du représentant de Lyon a été tout à fait juste. Il faudrait coordonner les Journées Européennes du Patrimoine, les JEP, qui ont lieu en septembre, avec la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial qui se tient le 8 septembre. Nous sommes d'accord. Je me suis réuni deux fois avec José María Ballester, du Conseil de l'Europe. Nous avons travaillé ensemble afin d'essayer de faire coïncider les deux journées, mais cela pose un problème pour l'OVPM. On célèbre la journée du 8 septembre dans le monde entier depuis dix ans. Pourquoi le 8 septembre? Parce que c'est la date de constitution de l'OVPM, il y a dix ans, c'est pour cela qu'on a choisi ce jour-là. A présent, nous essayons d'éviter une concurrence ou une confusion possible avec les JEP.

 

Je voudrais revenir au sujet des villes membres et des villes en règle. Au début, quand l'OVPM a été créée, il n’y avait pas de distinction, mais aujourd'hui la ville qui n'est pas un membre en règle ne bénéficiera de nos services, car il faut mettre une limite. Certaines villes paient leur cotisation et d'autres ne paient pas. Environ 65 % des villes paient tous les ans et sont en règle. À mon avis, c'est un résultat assez correct parce que, pour autant que je sache, aucune organisation ne reçoit 100 % des cotisations dans le cadre international. Même à l'ONU, les États-Unis ne sont pas en règle. Notre moyenne est donc assez acceptable. Cependant nous voulons aller plus loin et nous voudrions que toutes les villes paient leur cotisation. Toutes les villes sont les bienvenues mais nous ne pouvons pas mettre les mêmes services à la disposition des villes qui ne paient pas leur contribution. Notre site web reçoit 20.000 visites par semaine. Il y a une différence entre les villes qui sont en règle et celles qui ne sont pas. Pour la plupart des membres, le site web est le seul moyen de promotion dans le monde et donc, si elles n'étaient pas en règle et devaient faire leur propre site web, cela leur coûterait plus cher que payer leur cotisation annuelle à l'OVPM. Par conséquent, il faut faire une distinction, qui sera faite dans l'inscription au colloque de Rhodes et aussi pour les concours.

 

Cordoue sera à Rhodes et l'organisation payera 50 % du revenu de la jeune représentante de Cordoue à Rhodes, 50 % des frais du billet d'avion, du séjour. Ce n'est qu'un exemple de ce que l'organisation va faire pour distinguer les villes qui sont en règle de celles qui ne sont pas. Plus important encore, la cotisation donne le droit de vote, le droit de prendre part aux assemblées pour prendre conscience de la valeur du patrimoine, le droit de faire partie d'une organisation de poids, l'OVPM, et pouvoir agir dans cette organisation.

 

Nous avons parlé du programme de Rhodes, nous avons aussi vu qu'il y a un congrès pour la partie scientifique et pour ceux qui prennent les décisions ainsi que pour les maires. Les décideurs sont ceux qui prennent les décisions relatives au patrimoine. C'est important parce que c'est un des atouts du caractère unique de cette organisation, on y trouve les représentants politiques comme les experts, les spécialistes du patrimoine, ceux qui connaissent le patrimoine et ceux qui doivent prendre des décisions sur le patrimoine. À Rhodes il y aura une nouvelle section : la section consacrée aux jeunes. Il s'agit d'une dynamique qui fonctionne bien, qui s'est étendue dans le monde. Certains d'entre vous ne sont pas en règle et, donc, je vous demande de vous mettre en règle dès que possible.

 

(Pause café)

 

23. Intervention du représentant de Tolède, M. Luis Sánchez Contador,
adjoint au maire.

 

Si vous me permettez un moment, Napoléon Bonaparte disait à propos de son expérience dans la création de commissions : « si vous voulez que quelque chose ne fonctionne pas, créez une commission. » Si on laisse aux membres la liberté de s'inscrire, peut-être que finalement personne ne s’inscrira à rien. Je ne sais pas si je m'explique bien. Une façon différente de travailler doit être mise en place. Et on dit « Le coordinateur de chaque pays enverra des propositions bien élaborées à chacune des villes afin qu’il y ait au moins une relation entre chacune des villes et le Secrétariat régional. » J'allais présenter trois ou quatre propositions sur la façon dont peut fonctionner la commission, puis laisser les gens décider par l'intermédiaire du Secrétariat régional, qui, à mon avis, devrait harmoniser un peu le résultat.

 

Je reviens sur ce que Marcelino Ferrero disait à propos de répartir toutes les villes afin qu'on ne dise pas qu'il n'y a que 14 villes qui participent à la culture, que les autres se retrouvent dans le domaine du tourisme, et que les représentants d'Évora réalisent qu'il n'y a personne dans leur commission, par exemple. Évora est l'exemple qui m'est le plus proche. Aucune solution magique ne me vient à l'idée, mais, à mon avis, si les membres coordinateurs dépendaient du Secrétariat régional, vous devriez peut-être travailler à élaborer des lignes directrices et les envoyer au reste des villes. De la même façon, le Secrétariat régional devrait aussi permettre à chaque ville de décider du groupe dont elle veut faire partie. C'est une idée personnelle. Merci.

 

 

24. Intervention du représentant de Naples, conseiller municipal, M. Incola Odati

 

Je suis assez d'accord avec ce que le représentant de Tolède vient de dire. La meilleure option serait peut-être la suivante : les villes qui coordonnent les commissions envoient une proposition, une idée générale de protocole de travail au Secrétariat régional. Le Secrétariat régional demande la participation des villes, en collaboration avec celles qui veulent s'inscrire et en fonction de la disponibilité d’organiser des réunions. De cette façon, il y aurait non seulement un programme de travail mais aussi un calendrier de travail. Sinon, on court le risque de constituer des commissions qui ne marchent pas et jamais sont vraiment constitués. Par conséquent, Naples est fier de coordonner une commission de culture que je comprends et interprète comme du tourisme culturel.

 

Qu'est-ce que le Secrétariat régional attend de ces commissions, qu'est-ce que nous devrions faire, quel est l'objectif réel? C'est une question importante afin de donner une signification à ce procès de constitution des commissions et que je pose au Secrétariat régional et général.

 

 

25. Intervention du représentant du Secrétariat régional, M. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur régional de l'Europe du Sud / Méditerranée de l'OVPM

 

En principe on ne demande pas au Secrétariat régional d'envisager les projets que nous pouvons réaliser. Ce matin, dans mon rapport, j'ai déjà parlé de quelques projets, projets d'échange. En ce qui concerne la culture, des semaines culturelles pourraient être organisées, il y a aussi l'échange de théâtre qui aura lieu entre Cordoue et Palazzo Acreide, on pourrait organiser plein d'échanges ou d'activités, comme le concours Internet « Naviguer. » Ce sont des idées qui peuvent être proposées. Les actions proposées par la Commission de Culture doivent être différentes de celles proposées par la Commission des Finances. Donc, chaque ville doit penser et proposer les projets qui nous intéressent à tous. Il s'agit d'établir, penser aux idées et projets et les proposer au reste des membres. C'est justement cela et c'est à partir de là que les villes coordinatrices de chaque commission peuvent agir et proposer. Si le Secrétariat a quelque suggestion...

 

 

26. Intervention du représentant de Tolède, M. Luis Sánchez Contador, adjoint au maire

 

Rafael, excuse-moi, peut-être je ne me suis pas bien expliqué. Je suis d'accord avec ce que le représentant de Naples a dit et ce que tu viens de dire. Le propre Secrétariat régional, une fois que les impressions de toutes les villes seront recueillies, devrait peut-être repartir les villes dans les différentes commissions. Excusez-moi que j’insiste encore, mais, dans le domaine de la culture, par exemple, on compte sur Naples et Turin et le reste des commissions risquent de rester vides. Toute la responsabilité pourrait retomber sur le Secrétariat régional, à Cordoue, mais, au contraire, cette responsabilité pourrait être aussi partagée entre toutes les commissions.

 

 

27. Intervention de M. Denis Ricard, Secrétaire général de l’OVPM

 

Oui, à mon avis, les propositions peuvent être unifiées parfaitement. Toutes les villes font leurs propositions au coordinateur du Secrétariat, aussi les villes qui ont été nommées coordinatrices de la commission. La ville nommée coordinatrice d’une commission fera une proposition, qui sera très prise en considération par le Coordinateur régional du Secrétariat, en plus des propositions faites par le reste des villes. Finalement, Rafael Pérez de la Concha fera la proposition définitive tout en considérant toutes les propositions présentées par les différentes villes.

 

Ensuite, Rafael, qui a joué le rôle de secrétaire, a toutes les conclusions. Il va nous dire toutes les propositions que nous avons faites afin de, si nous sommes d’accord, les adopter et finir cette deuxième conférence. Je passe la parole à Rafael pour qu’il énumère ces conclusions.

 

 

28. Intervention de M. Rafael Pérez de la Concha, Coordinateur régional de l’Europe du Sud / Méditerranée de l’OVPM

 

Bon, voici certains des projets et idées qui ont été proposées tout au long de la journée de travail. J’en ai recueilli neuf. Neuf idées, neuf conclusions. Une fois que je les aurais lues, s’il y a des autres propositions, nous pourrions les adopter si vous êtes d’accord.

 

Premièrement, considérant la proposition que le conseiller municipal fait aussi dans son intervention, la conclusion numéro un serait que le Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée apporte tout son soutien à la candidature de Cordoue pour sa désignation comme Capitale européenne de la Culture en 2016.

 

En deuxième lieu… excusez-moi, Luis me propose de faire adopter les conclusions une par une afin d'écarter celles sur lesquelles nous ne sommes pas tous d'accord. Si cela vous dit, on va demander l’approbation des conclusions une par une. Je vais répéter la première, bien qu'elle soit claire : il s'agit du soutien du Secrétariat régional de l'Europe du Sud et de la Méditerranée à la candidature de Cordoue comme Capitale européenne de la Culture en 2016.

 

On a accordé une année à chaque pays et c'est à l'Espagne de célébrer ou d’avoir la Capitale européenne de la Culture en 2016.

Conclusion adoptée.

 

Bien que nous devrions encore le discuter un peu, le deuxième point serait la célébration conjointe de différentes activités à l'occasion de la Journée de solidarité coordonnées par le Secrétariat régional. Nous avons parlé du problème de la proximité dans le temps entre la Journée européenne du patrimoine et la Journée de solidarité, problème pour lequel aucune solution n'a été trouvée.

 

Comme je l'ai déjà dit dans mon intervention, pour fêter la Journée de solidarité ce 8 septembre 2003, je propose une journée portes ouvertes des monuments, des musées, l'organisation de visites guidées gratuites des centres historiques pour les résidents et les visiteurs. Nous allons aussi remettre les prix du concours de radioamateurs du SRESM et, en même temps, le présenter dans chacune de nos villes. On pourrait aussi présenter ce jour-là le concours dont on a déjà parlé, le premier concours Internet « Naviguer au fil des villes du patrimoine mondial de l'Europe du Sud et de la Méditerranée. »

 

Ce deuxième point concerne donc la célébration conjointe de la Journée de solidarité. Nous vous enverrions les points à développer à partir du Secrétariat régional, nous enverrions aussi des notes de sensibilisation aux médias, etc. Ce n'est qu'une mise au point, puisque, même si je ne sais pas comment on célèbre le Jour de solidarité dans les villes, je pense qu'il faut renforcer et promouvoir les activités de ce jour qui passe un peu inaperçu. Il faut le promouvoir davantage, il s'agit simplement de proposer des activités afin que la réalisation soit plus facile.

 

Si vous êtes d'accord, on l'adopte... Conclusion adoptée.

 

Le troisième point serait la célébration du premier concours Internet « Naviguer au fil des villes du patrimoine mondial de l'Europe du Sud et de la Méditerranée. » Le Secrétariat enverrait la proposition des règles et des caractéristiques du concours, afin de mieux les définir et le 8 septembre pourrait indiquer le début pour la présentation de ce concours dans nos villes.

 

Conclusion adoptée.

 

Le point numéro quatre serait la création d'un Agenda culturel du Secrétariat régional de l'Europe du Sud, c'est-à-dire, conjuguer tous les agendas culturels et de tourisme de chacune de nos villes sur le site aussi bien que sur un document qu'on pourrait créer afin d'avoir l'agenda du tourisme culturel ou l'agenda culturel de l'année du Secrétariat régional de l'Europe du Sud et de la Méditerranée. Par expérience, c'est ce que les tours opérateurs et les agences de voyages demandent afin d'établir les circuits et promouvoir nos villes.

 

Est-ce que nous sommes tous d'accord? Conclusion adoptée.

 

Le numéro cinq impliquerait, même si cela est une des missions des commissions, de promouvoir et faciliter des échanges dans tous les domaines entre les villes du patrimoine mondial qui font partie du Secrétariat régional de l'Europe du Sud / Méditerranée. C'est justement de se mettre d'accord pour favoriser ces échanges. On pourrait faire des propositions précises, mais je laisserais aux commissions le soin de le faire, que chaque commission propose des échanges dans son domaine de travail.

 

Conclusion adoptée.

 

Le numéro six serait la constitution des commissions techniques dont on a parlé antérieurement. En principe, la Commission des Finances serait à Évora, mais les villes portugaises se mettront d'accord plus tard et décideront de la ville qui coordonnera cette commission technique. La Commission du Tourisme serait à Rhodes, la Commission d'Urbanisme et de Réhabilitation à Lyon et la Commission de Culture à Naples.

 

Conclusion adoptée

 

Le numéro sept serait le développement et la promotion du tourisme culturel des villes du patrimoine mondial de notre Secrétariat à travers l’élaboration et l'exécution d’un Plan de promotion du tourisme culturel. C’est pratiquement le résumé de l’intervention du conseiller municipal de tourisme de Cordoue ce matin, où il proposait des mesures, des initiatives, et même de proposer à nos gouvernements centraux, à nos entreprises publiques de tourisme, de se mettre d’accord afin de vendre dehors l’Europe un forfait qui s’appelle Tourisme culturel des villes du patrimoine mondial. Alors, à partir de l’intervention du conseiller de Cordoue, un Plan de promotion du tourisme culturel serait élaboré et transmis au reste des villes afin qu’il soit réalisé à l’occasion de la prochaine conférence.

 

Conclusion adoptée.

 

Le numéro huit serait l’initiative proposée par notre collègue de Rhodes, c’est-à-dire, le lancement d’actions conjointes afin que les congrès internationaux se tiennent tour à tour dans toutes les villes du patrimoine mondial du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, en collaboration avec les Conventions bureaux de ces villes.

 

Conclusion adoptée.

 

Finalement, la neuvième et dernière conclusion serait d’accorder la célébration de la prochaine conférence régionale. Évora s’est proposée pour accueillir la prochaine conférence régionale au printemps 2005, en coïncidant avec la réunion du Conseil d’administration de l’Organisation des villes du patrimoine mondial.

 

Malgré le fait que, par la suite, les réunions des conférences régionales devront se tenir en année paire, la prochaine sera tenue fin 2004-début 2005. Il est proposé de tenir les conférences régionales en alternance à Cordoue, siège du Secrétariat régional, et dans une ville appartenant au Secrétariat, selon un système de roulement entre les différents pays, afin que toutes les villes aient l’opportunité d’accueillir une conférence de ce genre.

 

 

29. Résumé des conclusions

 

La Deuxième Conférence des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, tenue à Cordoue le 10 avril 2003, a adopté par unanimité des membres présents les conclusions suivantes.

 

CONCLUSIONS

 

1. Le Secrétariat Régional de l’Europe du Sud / Méditerranée apporte tout son soutien à la candidature de Cordoue pour sa désignation comme Capitale européenne de la Culture en 2016.

 

2. La célébration conjointe de différentes activités à l'occasion de la Journée de solidarité de l’OVPM (08/09/03) coordonnées par le Secrétariat régional (Journée portes ouvertes des monuments, des édifices historiques, des musées, l'organisation de visites guidées gratuites des centres historiques pour les résidents et les visiteurs, présentation simultanée du 1e Concours Internet « Naviguer au fil des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée », envoi aux médias de notes de sensibilisation concernant le patrimoine...)

 

3. 1e Concours Internet « Naviguer au fil des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée. »

 

4. Création de l’Agenda culturel du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée de l’OVPM.

 

5. Promouvoir et faciliter les échanges entre nos villes respectives dans divers domaines, sociaux, économiques, touristiques, culturels, urbanistiques, etc.

 

6. Constitution des Commissions techniques suivantes :

a)      Commission des Finances. Portugal. Évora sera, en principe, la ville chargée de la coordination de cette commission, une confirmation dans ce sens sera toutefois demandée aux autres villes portugaises du patrimoine mondial.

b)      Commission de Tourisme. Grèce. La coordination de cette commission est confiée à Rhodes.

c)      Commission d’Urbanisme et de Réhabilitation. France. La coordination de cette commission est confiée à Lyon.

d)      Commission de Culture. Italie. La coordination de cette commission est confiée à Naples.

Le Secrétariat régional de Cordoue (Espagne) coordonnera le fonctionnement, la composition, les objectifs et les programmes de toutes les commissions.

 

7. Développement et promotion du tourisme culturel des villes du patrimoine mondial du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée à travers l’élaboration et le développement d’un Plan de promotion du tourisme culturel.

 

8. Lancement d’actions conjointes afin que les congrès internationaux se tiennent tour à tour dans toutes les villes du patrimoine mondial du Secrétariat régional de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, en collaboration avec les Conventions bureaux de ces villes.

9. Célébration de la Troisième Conférence régionale des villes du patrimoine mondial de l’Europe du Sud et de la Méditerranée de l’OVPM dans la ville portugaise d’Évora, le premier trimestre 2005. Par la suite, les conférences régionales se tiendront en alternance à Cordoue, siège du Secrétariat régional, et dans une ville appartenant au

Secrétariat, selon un système de roulement entre les différents pays.

 

30. Intervention de M. Denis Ricard, Secrétaire général de l'OVPM

 

Merci beaucoup, deux ou trois remarques : on peut espérer une publicité plus importante sur les décisions prises en les insérant sur notre site web. Elles seront insérées avec plaisir.

Premier point : Cordoue Capitale européenne de la Culture pour 2016 ne pose pas de problème, je crois qu'il faut trouver plus d'appuis, nous pouvons travailler avec d'autres secrétariats régionaux en Europe afin d'avoir des appuis à un niveau supérieur pour soutenir cette candidature.

Point cinq, faciliter les échanges entre nos villes. C'est totalement en accord avec une décision prise hier à Tolède visant à favoriser les échanges, échanges nord-sud, mais aussi nord-nord et sud-sud. Ces échanges peuvent s'appliquer à la totalité du réseau.

Point neuf concernant 2005, on a déjà parlé de la décision pendant la pause-café.

 

Nous avions décidé, au sein du Conseil d'administration, de tenir les conférences régionales en années paires et laisser les années impaires pour les assemblées générales. Donc, cette décision a été antérieure, mais on m'a demandé de tenir cette réunion début 2005 et il n'y a aucun problème.

 

Avant de finir, je voudrais dire que vous faites un travail incroyable. Votre Secrétariat régional est très jeune, presque un bébé jusqu'à hier, parce que maintenant c'est un bébé qui a un peu grandi, mais vous êtes en train de faire un travail énorme et il faut assurer le respect de la culture régionale, parce que le fonctionnement n'est pas pareil en Europe du Sud et en Europe de l'Est. Il y a une idiosyncrasie, c'est un nouveau projet, notre organisation a 10 ans et les secrétariats régionaux fonctionnent depuis moins de temps. Il est intéressant de voir le travail qui s'est fait ici aujourd'hui, comment se constituent les nouvelles choses, les procédures, comment chacun travaille avec sa culture, avec des nouvelles façons d'envisager et comment des choses différentes ont été réalisées. Je trouve cela excellent parce que c'est la philosophie de base de notre organisation. Rien ne s'impose, les cultures locales sont respectées et je voudrais remercier ici encore une fois le Secrétariat régional, Marcelino et Rafael, pour le magnifique travail qu'ils ont fait.

 

Je clôture la 2e Conférence régionale de l'Europe du Sud / Méditerranée de l'OVPM.

 

 
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